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Top 10 pays Asie cannabis

Cannabis en Asie : où est-il légal ou toléré en 2026 ?

Le cannabis est-il légal en Asie ? Presque nulle part. En 2026, un seul pays du continent ne punit plus la consommation privée d’un adulte : la Géorgie, depuis une décision de sa Cour constitutionnelle du 30 juillet 2018, et encore, la vente y reste interdite. La Thaïlande, longtemps présentée comme l’exception asiatique, réserve la fleur à l’usage médical sur ordonnance depuis le 26 juin 2025. Partout ailleurs, le cannabis est illégal, avec des écarts énormes entre la loi écrite et ce que l’on voit sur place.

C’est cet écart que ce guide met à plat. Au Laos, au Cambodge, au Népal ou en Inde, le cannabis fait partie du paysage culturel depuis des siècles, mais la tolérance n’est jamais une autorisation : des voyageurs y sont arrêtés, testés, condamnés ou expulsés. À l’autre extrémité, Singapour, la Malaisie ou l’Indonésie prévoient encore la peine de mort pour le trafic.

Pour chacun des dix pays souvent cités comme « les plus ouverts » d’Asie, tu trouveras ci-dessous le statut légal vérifié en septembre 2026, les peines prévues par les textes, ce que l’on observe réellement sur le terrain, et le lien vers notre article détaillé quand il existe. Suivent les pays où il vaut mieux ne jamais s’approcher d’un joint, la question du CBD et ce qui t’attend au retour en France.

L’essentiel en 30 secondes
• Cannabis : illégal dans presque toute l’Asie ; seule la Géorgie ne punit plus la consommation privée, et la Thaïlande ne vend que sur ordonnance.
• CBD : aucun cadre commun ; autorisé en extraits à 0,2 % de THC maximum en Thaïlande, assimilé au cannabis au Vietnam, en Malaisie, en Indonésie ou aux Philippines.
• Touriste : tests urinaires possibles au Cambodge, au Laos, en Chine ou à Singapour, expulsion fréquente, peine de mort encore prévue pour le trafic dans plusieurs pays.
• Tolérance ≠ légalité : au Laos, au Népal ou au Cambodge, la loi prévoit de la prison même pour de petites quantités.

Légal, dépénalisé, toléré : trois mots à ne pas confondre

Les classements « weed friendly » mélangent souvent trois situations juridiques très différentes. Les distinguer, c’est déjà savoir ce que tu risques.

  • Légal : la loi autorise un usage et organise la vente (médicale ou non). En Asie, c’est le cas de la Thaïlande pour le seul usage médical, et, dans une partie des États indiens, du bhang, préparation à base de feuilles exclue de la loi fédérale sur les stupéfiants.
  • Dépénalisé : l’acte reste interdit ou encadré, mais n’est plus puni de prison, ou plus puni du tout. C’est la situation de la Géorgie pour la consommation. Israël, souvent cité, a remplacé depuis le 1er avril 2019 les poursuites pénales par des amendes pour les premières infractions d’usage personnel d’un adulte, sans ouvrir de marché légal.
  • Toléré : la loi punit, mais la police ne l’applique pas partout ni tout le temps. C’est une situation de fait, pas un droit : elle peut basculer du jour au lendemain, au gré d’une descente, d’un changement de gouvernement ou d’un fait divers.

Aucun pays d’Asie n’a légalisé le cannabis récréatif avec un marché ouvert aux adultes, à la manière du Canada ou de l’Uruguay. Même la Thaïlande, qui s’en approchait entre 2022 et 2025, a fait marche arrière.

Les 10 pays en un coup d’œil

Le classement va du cadre le plus ouvert au plus théorique. La colonne « Ce que prévoit la loi » donne un ordre de grandeur pour un particulier ; les détails sont dans chaque partie.

Pays Statut en 2026 Ce que prévoit la loi Ce qu’on observe
Thaïlande Médical uniquement, ordonnance (formulaire PT 33) Fumer en public : jusqu’à 25 000 bahts et 3 mois de prison Plus de 10 000 boutiques encore ouvertes, inspections annoncées dans les provinces touristiques
Géorgie Consommation privée non punie depuis 2018 Vente et culture interdites ; jusqu’à 25 ans de prison pour détention ou trafic, selon le Royaume-Uni Aucun point de vente légal
Laos Illégal Moins de 5 g : traitement ; de 5 à 10 g : 6 mois à 2 ans Descentes dans les lieux fréquentés par les étrangers
Cambodge Illégal (loi du 2 janvier 2012) Détention : 2 à 5 ans Tests d’urine, lourdes peines prononcées en 2026
Népal Illégal (loi de 1976) Plus de 5 ans possibles, même pour de petites quantités Usage rituel visible, produits au CBD saisissables
Inde Bhang autorisé dans certains États, ganja et charas interdits Usage : jusqu’à 6 mois ; petite quantité : jusqu’à 1 an Procédures très longues, détention possible pendant des années avant jugement
Liban Culture médicale légale (2020), usage interdit Prison, même pour de petites quantités Filière légale encore en construction
Sri Lanka Usage ayurvédique encadré, récréatif interdit Longues peines et fortes amendes Culture pour l’export autorisée en 2025
Pakistan Médical et industriel en cours d’encadrement, récréatif interdit Prison même pour de petites quantités Détentions longues avant jugement
Kirghizistan Illégal Détention et usage punis, longues peines possibles Descentes régulières dans les bars et boîtes de nuit

1. Thaïlande : le cannabis sur ordonnance

La Thaïlande a été le premier pays d’Asie à retirer la fleur de cannabis de la liste des stupéfiants, en juin 2022. Trois ans plus tard, elle a refermé la porte : une notification du ministère de la Santé publiée au Royal Gazette le 25 juin 2025 et entrée en vigueur le 26 juin 2025 classe la fleur parmi les « herbes contrôlées ». Depuis, la vente n’est autorisée que sur ordonnance, rédigée sur le formulaire officiel PT 33 par un praticien habilité, pour un traitement de 30 jours au maximum. L’usage récréatif n’est plus reconnu.

Les boutiques n’ont pas disparu pour autant. On en comptait encore plus de 10 000 en septembre 2026, et beaucoup continuent de vendre à des clients sans ordonnance. C’est un constat, pas une règle : ces ventes sont illégales, et les licences actuelles s’éteindront au plus tard en 2028. Le 22 septembre 2026, le Conseil des ministres a approuvé un projet de loi sur le contrôle du cannabis, qui doit encore être adopté : les boutiques devraient fermer ou devenir des cliniques encadrées par des professionnels de santé, les sanctions seraient « plus claires et plus lourdes », et le ministère de la Santé annonce des inspections ciblées dans les provinces touristiques.

Côté consommateur, fumer dans l’espace public reste passible d’une amende pouvant atteindre 25 000 bahts et de 3 mois de prison au titre de la nuisance. Les extraits contenant au plus 0,2 % de THC ne sont pas classés stupéfiants, mais l’importation de produits au cannabis est interdite. Toutes les démarches sont détaillées dans notre guide pour obtenir une ordonnance de cannabis médical en Thaïlande.

2. Géorgie : consommer n’est plus puni, acheter l’est

À cheval entre Europe et Asie, dans le Caucase, la Géorgie est le seul pays de ce classement où consommer du cannabis n’est plus sanctionné. Le 30 juillet 2018, la Cour constitutionnelle a jugé que la consommation relevait de la liberté personnelle, puisqu’elle ne nuit en principe qu’au consommateur. Elle a toutefois laissé des sanctions possibles quand la consommation touche des tiers : dans l’espace public ou en présence d’enfants, par exemple. Cette décision prolongeait celles rendues entre 2015 et 2017, qui avaient déjà écarté la prison pour les petites quantités destinées à l’usage personnel.

Tout le reste est interdit : la vente, la culture à des fins commerciales et la distribution. Il n’existe ni coffee shop, ni dispensaire, ni programme de vente médicale de fleurs. Le gouvernement britannique, dans sa fiche mise à jour le 15 septembre 2026, va plus loin : il avertit que les drogues illégales, cannabis compris, exposent à des peines de 5 à 25 ans de prison et à de fortes amendes pour leur détention, leur usage ou leur trafic, y compris en transit à l’aéroport. Cet avertissement ne reprend pas la nuance de 2018, mais il rappelle l’essentiel : la Géorgie a dépénalisé un geste, pas un marché, et pour un étranger la frontière entre consommation personnelle et détention punissable reste floue.

3. Laos : Vang Vieng et le Code pénal

Vang Vieng, ses rivières et ses bars à « happy shakes » ont fait la réputation du Laos auprès des routards. Juridiquement, le cannabis y est pourtant interdit. Le Code pénal de 2017 (loi n° 26/NA) fixe une échelle précise : en dessous de 5 g pour sa propre consommation, la personne est considérée comme une « victime » et orientée vers un traitement ; de 5 à 10 g d’herbe, la peine va de 6 mois à 2 ans de prison, avec une amende de 5 à 20 millions de kips. Le restaurant qui « fournit un service de consommation » risque 3 mois à 5 ans. Un étranger condamné pour une infraction grave peut être expulsé pour au moins dix ans.

Sur le terrain, la police mène des descentes dans les lieux fréquentés par les étrangers et peut imposer un test urinaire ou sanguin. Vang Vieng a aussi connu des drames bien réels : les bars de rivière ont été rasés en 2012 après une série de décès, et six touristes sont morts en novembre 2024, probablement d’un empoisonnement au méthanol. Toutes les peines sont détaillées dans notre article sur le cannabis au Laos.

4. Cambodge : la loi de 2012 et les happy pizzas

Le cannabis (kanhchhaa en khmer) a longtemps parfumé la cuisine traditionnelle cambodgienne, et les « happy pizzas » de Phnom Penh ou de Siem Reap figurent dans tous les guides. La loi, elle, est sans ambiguïté : la loi sur le contrôle des drogues du 2 janvier 2012 classe le cannabis, sa résine et son huile au tableau le plus strict. La détention ou le transport est puni de 2 à 5 ans de prison et de 4 à 10 millions de riels d’amende ; la consommation, de 1 à 6 mois pour une personne déjà passée par un traitement obligatoire. Les peines grimpent jusqu’à la perpétuité pour les grosses quantités de résine ou d’huile.

L’application s’est nettement durcie. Le Premier ministre Hun Manet a déclaré en mars 2024 qu’aucune culture de cannabis n’aurait lieu tant qu’il serait au pouvoir. Le 24 février 2026, deux Britanniques ont été condamnés à 14 et 10 ans de prison à Phnom Penh, arrêtés à l’aéroport avec près de 20 kg d’herbe venue de Thaïlande. Le gouvernement britannique signale des descentes dans les lieux fréquentés par les étrangers et des tests d’urine ou de sang, un résultat positif suffisant à une arrestation. Les postes frontières terrestres avec la Thaïlande sont par ailleurs fermés, après les combats de 2025. Pour la « beuh au Cambodge » et tout le détail de la loi, lis notre article : le cannabis est-il légal au Cambodge ?

5. Népal : interdit depuis 1976, en débat depuis

Népal — la terre sainte du charas et des sadhus
Népal — la terre sainte du charas et des sadhus

Jusqu’au début des années 1970, le cannabis se vendait légalement dans des boutiques sous licence. En 1973, sous pression internationale, le Népal a retiré ces licences, puis adopté la loi sur le contrôle des stupéfiants de 1976 (2033 dans le calendrier népalais), qui interdit culture, vente et consommation. Elle s’applique toujours : le gouvernement britannique prévient qu’une petite quantité de marijuana peut valoir plus de 5 ans de prison, souvent au terme d’une procédure longue et coûteuse, et que des produits contenant du CBD peuvent être saisis et donner lieu à des poursuites pour détention de stupéfiants.

Le sujet reste politique. Des députés ont déposé une motion pour la légalisation en janvier 2020, un nouveau texte a suivi en 2021, et le budget présenté en mai 2024 annonçait la légalisation du cannabis médical. En 2026, la province de Gandaki est devenue la première à autoriser une culture encadrée à des fins médicales et industrielles, sous contrôle public. Rien de tout cela ne concerne l’usage récréatif.

Reste l’usage religieux : lors de la fête de Maha Shivaratri, les sadhus consomment du charas en offrande à Shiva autour du temple de Pashupatinath. Cette tolérance ne s’étend pas aux visiteurs : depuis 2018 environ, la police annonce des arrestations pour usage dans les lieux publics pendant la fête. Tout le contexte dans notre article : le cannabis est-il légal au Népal ?

6. Inde : le bhang autorisé par endroits, le ganja interdit

L’Inde offre l’une des exceptions juridiques les plus singulières du monde. La loi fédérale sur les stupéfiants, le NDPS Act de 1985, interdit le charas (la résine) et le ganja (les sommités fleuries), mais exclut les feuilles et les graines quand elles ne sont pas accompagnées des sommités. Le bhang, préparation traditionnelle à base de feuilles, échappe donc à la loi fédérale : il se vend dans des boutiques agréées par les États et se boit notamment pendant la fête de Holi. Chaque État garde la main : l’Assam l’interdit depuis 1958, le Maharashtra exige une licence.

Le ganja et le charas, eux, restent strictement interdits. Pour une « petite quantité » (jusqu’à 1 kg d’herbe ou 100 g de résine), la loi prévoit jusqu’à 1 an de prison, 10 000 roupies d’amende, ou les deux ; la simple consommation expose à 6 mois de prison, 10 000 roupies d’amende, ou les deux ; au-delà des seuils commerciaux (20 kg d’herbe, 1 kg de résine), c’est 10 à 20 ans. Goa, Manali, la vallée de Parvati ou Varanasi ont beau passer pour tolérantes, des étrangers y sont arrêtés, et le gouvernement britannique prévient que la procédure peut maintenir un prévenu en détention plusieurs années avant son jugement. Notre guide complet : le cannabis est-il légal en Inde ?

7. Liban : culture médicale légale, usage puni

Liban — la Mecque mondiale du haschich
Liban — la Mecque mondiale du haschich

La vallée de la Bekaa produit du haschich depuis plus d’un siècle, et le Liban est régulièrement cité parmi les plus gros producteurs de résine au monde. Le 21 avril 2020, le Parlement a voté une loi qui fait du Liban le premier pays arabe à légaliser la culture du cannabis à des fins médicales et industrielles. La mise en œuvre a pris des années de retard ; en juillet 2025, le Premier ministre Nawaf Salam a relancé le dossier lors d’une conférence au Grand Sérail. Aucun circuit de vente aux particuliers n’existe.

L’usage récréatif reste un délit. Le gouvernement britannique rappelle que la détention, l’usage et le trafic, même de petites quantités, sont des infractions graves punies de prison, et que des gangs liés à la culture et à la contrebande opèrent dans le nord de la Bekaa, où l’armée mène des raids. Tout le cadre légal est détaillé dans notre article sur la légalité du cannabis au Liban.

8. Sri Lanka : l’exception ayurvédique

Le Sri Lanka occupe une place à part : l’Ayurveda Act de 1961 permet aux praticiens de la médecine ayurvédique enregistrés de se procurer du cannabis pour leurs préparations, par l’intermédiaire d’un organisme d’État. Le pays veut aussi en tirer des devises : le 13 août 2025, son Board of Investment a retenu sept investisseurs étrangers pour cultiver du cannabis destiné exclusivement à l’export pharmaceutique, sur une zone délimitée de la région de Mirigama.

Ce cadre ne concerne ni les particuliers ni les touristes. L’ordonnance sur les poisons, l’opium et les drogues dangereuses héritée de l’époque coloniale punit toujours la détention, et le gouvernement britannique, dans sa fiche du 21 septembre 2026, avertit que les drogues illégales, cannabis compris, entraînent de longues peines de prison et de fortes amendes, y compris en transit à l’aéroport.

9. Pakistan : un régulateur, mais pas de légalisation

Le charas fait partie de la culture de plusieurs régions du nord et de l’ouest du Pakistan, et le pays a entamé une ouverture encadrée : le chanvre a été autorisé en septembre 2020, puis la loi de 2024 sur la Cannabis Control and Regulatory Authority a créé un régulateur chargé de délivrer des licences pour le cannabis médical et industriel, le chanvre étant défini par un taux de THC de 0,3 % au plus. Une politique nationale a été approuvée en janvier 2026.

Rien ne change pour l’usage récréatif, toujours puni par le Control of Narcotic Substances Act de 1997. Le gouvernement britannique signale qu’on peut être condamné à de la prison même pour de petites quantités, et que des voyageurs accusés de trafic ont été détenus longtemps avant d’être jugés. Le contexte sécuritaire, très variable selon les régions, ajoute une couche de risque.

10. Kirghizistan : du chanvre sauvage, une loi stricte

Kirghizistan — là où l'herbe pousse toute seule
Kirghizistan — là où l’herbe pousse toute seule

Le Kirghizistan figure dans ce classement pour une raison botanique : le cannabis y pousse à l’état sauvage sur de vastes étendues, notamment dans la vallée de la Tchouï et autour du lac Issyk-Koul, une des régions considérées comme berceau historique de la plante. Des responsables politiques ont évoqué la légalisation à plusieurs reprises, dans les années 1990, en 2014 et en 2017, sans suite.

La loi n’a pas bougé : détenir ou consommer du cannabis est illégal, et aucune exception n’est connue pour le CBD. Le gouvernement britannique indique qu’une condamnation peut valoir une longue peine de prison et que la police mène des descentes régulières dans les bars et les boîtes de nuit. Même rigueur chez le voisin kazakh, qui partage la vallée de la Tchouï et prévoit 5 à 8 ans de prison pour la détention en vue de la revente : voir notre article sur le cannabis au Kazakhstan.

Les pays d’Asie où le cannabis peut coûter la vie

À l’autre bout du spectre, plusieurs pays très touristiques appliquent parmi les législations les plus sévères de la planète. Ici, ni tolérance ni zone grise :

  • Singapour : l’importation ou le trafic de plus de 500 g de cannabis entraîne la peine de mort, obligatoire sauf rares exceptions prévues par la loi. Un homme a encore été exécuté le 16 avril 2026 pour environ 1 kg. Un test positif à l’arrivée, même en transit et même pour une consommation à l’étranger, peut suffire à des poursuites.
  • Malaisie : à partir de 200 g, la détention est présumée être du trafic, puni de mort ou de la perpétuité (la peine capitale n’est plus obligatoire depuis 2023). De 20 à 50 g, c’est 2 à 5 ans de prison et des coups de canne. Détails dans notre article sur la Malaisie.
  • Indonésie et Bali : le cannabis est un stupéfiant de catégorie I ; la vente ou l’importation de grosses quantités reste passible de la peine de mort, même après la réforme pénale du 2 janvier 2026. Voir le cannabis à Bali.
  • Philippines : moins de 300 g d’herbe valent déjà 12 ans et 1 jour à 20 ans de prison ; de 300 à 500 g, jusqu’à la perpétuité, et la perpétuité au-delà. Voir le cannabis aux Philippines.
  • Vietnam : depuis le 1er juillet 2025, la détention d’1 g de résine ou d’1 kg de plante expose à 3 à 5 ans de prison. Voir le cannabis au Vietnam.
  • Japon : depuis le 12 décembre 2024, la consommation est un délit à part entière, puni jusqu’à 7 ans de prison ; le CBN est interdit depuis le 1er juin 2026.
  • Corée du Sud : même l’usage personnel de petites quantités mène à de longues peines, et des étrangers ont été détenus sur la seule base d’un test. Voir le cannabis en Corée du Sud.
  • Chine : la police peut tester les étrangers au hasard, y compris à l’entrée du territoire ; un résultat positif suffit à des poursuites, quel que soit le lieu de consommation, avec détention, amende et expulsion.

Dans ces pays, aucune quantité n’est « sans risque », et les ambassades ne peuvent pas faire sortir un ressortissant de prison.

Et le CBD en Asie ?

Il n’existe aucune règle commune sur le CBD en Asie, et le seuil de 0,3 % de THC qui s’applique en France n’y a aucune valeur. Quelques repères :

  • Thaïlande : les extraits à 0,2 % de THC au plus ne sont pas des stupéfiants, mais l’importation de produits au cannabis est interdite.
  • Japon : le CBD est autorisé, avec des limites de THC résiduel parmi les plus basses au monde (10 mg/kg pour les huiles et poudres).
  • Laos : une décision du ministère de la Santé de décembre 2022 encadre certains produits de chanvre, sur ordonnance ou après enregistrement.
  • Népal : le gouvernement britannique signale des saisies de cosmétiques et de recharges de cigarette électronique au CBD.
  • Vietnam, Malaisie, Indonésie, Philippines, Cambodge : la loi vise la plante sans seuil de THC ; une fleur ou une huile de CBD y est traitée comme du cannabis.

Conclusion pratique : ne pars jamais en Asie avec du CBD dans tes bagages, même légal en France. Notre guide pour voyager avec du CBD en avion détaille les règles à connaître avant d’embarquer. En France, en revanche, les fleurs et résines de CBD sont légales si elles contiennent 0,3 % de THC au maximum (arrêté du 30 décembre 2021, fleurs confirmées par le Conseil d’État le 29 décembre 2022) : tout est expliqué dans notre guide de la loi sur le CBD en France.

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Résine CBD

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Résine CBD inspirée de la tradition libanaise, légale en France : 0,3 % de THC maximum.

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Ce que risque concrètement un voyageur

Les récits de voyage insistent sur la tolérance ; les fiches officielles, sur les arrestations. Voici ce qui ressort des conseils publiés en 2026 par le gouvernement britannique et des textes de loi :

  • Les tests de dépistage : au Cambodge, au Laos, en Chine, en Corée du Sud ou à Singapour, un test urinaire ou sanguin peut être imposé, et un résultat positif suffit à poursuivre. Le THC reste détectable plusieurs jours, voire plusieurs semaines chez un consommateur régulier (voir combien de temps le THC reste dans l’organisme) : une consommation dans un pays tolérant peut donc être reprochée dans le suivant.
  • Les frontières : transporter du cannabis d’un pays à l’autre, même entre deux pays réputés souples, relève du trafic. Les aéroports de la région sont équipés de scanners, y compris pour les bagages en transit.
  • La procédure : détention avant jugement, procès en langue locale, délais de plusieurs mois ou années ; en Malaisie, un Français a passé près de deux ans et demi en détention avant d’être acquitté en février 2026.
  • L’expulsion : Laos, Vietnam, Philippines ou Chine prévoient l’expulsion d’un étranger condamné, parfois avec interdiction de revenir.

Et en France, au retour : la douane applique la loi française. Rapporter du cannabis d’Asie, c’est importer un stupéfiant, un délit puni de jusqu’à 10 ans de prison (article 222-36 du Code pénal), bien au-delà de la sanction d’un simple usage, puni d’une amende forfaitaire de 500 € depuis la loi du 18 août 2026. Conduire après avoir consommé expose à 3 ans de prison et 9 000 € d’amende.

Asie ou France : ce qui change

Point Thaïlande Géorgie Inde France
Cannabis récréatif Interdit, vente sur ordonnance uniquement Consommation privée non punie, vente interdite Interdit (bhang autorisé dans certains États) Interdit
Sanction de l’usage Jusqu’à 25 000 bahts et 3 mois en public Aucune en privé ; sanctions en public Jusqu’à 6 mois ou 10 000 roupies Amende forfaitaire de 500 €
CBD Extraits jusqu’à 0,2 % de THC Pas de cadre spécifique Pas de cadre fédéral clair Légal jusqu’à 0,3 % de THC, fleurs comprises

Le paradoxe est réel : la France reste plus stricte que la Géorgie sur l’usage, mais elle est l’un des rares pays à encadrer clairement la vente de fleurs et de résines de CBD. Si tu veux découvrir le CBD en toute légalité au retour, nos résines et hash CBD et nos packs respectent tous le seuil de 0,3 % de THC.

Questions fréquentes

Quel est le pays d’Asie où le cannabis est le plus légal ?

La Géorgie, où la consommation privée d’un adulte n’est plus punie depuis le 30 juillet 2018. La vente et la culture commerciale y restent interdites. La Thaïlande n’autorise plus que l’usage médical, sur ordonnance.

Peut-on encore acheter du cannabis en Thaïlande en 2026 ?

Légalement, seulement avec une ordonnance PT 33 délivrée par un praticien habilité, depuis le 26 juin 2025. Beaucoup de boutiques vendent encore sans ordonnance, mais c’est illégal, et des inspections sont annoncées dans les provinces touristiques.

Le cannabis est-il légal au Cambodge ?

Non. La loi du 2 janvier 2012 punit la détention de 2 à 5 ans de prison, et les « happy pizzas » n’y changent rien. Des tests d’urine sont pratiqués lors des descentes de police.

Le bhang est-il légal en Inde ?

La loi fédérale exclut les feuilles de cannabis, ce qui permet la vente de bhang dans de nombreux États, mais pas partout : l’Assam l’interdit. Le ganja et le charas restent illégaux dans tout le pays.

Peut-on emporter du CBD en voyage en Asie ?

C’est fortement déconseillé : de nombreux pays d’Asie ne distinguent pas le CBD du cannabis, et la Thaïlande interdit l’importation de produits au cannabis.

Le mot de la fin

L’Asie est à la fois le berceau historique du cannabis et la région du monde où sa répression est la plus dure. Entre les deux, la tolérance locale est une réalité observable, jamais une garantie : les lois changent vite, comme la Thaïlande l’a montré en 2025, et c’est toujours le voyageur qui en paie le prix. Vérifie la situation juste avant chaque départ.

Cet article a une visée informative et ne constitue pas un conseil juridique. Informations vérifiées en septembre 2026 ; les lois évoluent, vérifie-les avant chaque départ.

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