‹

🥦 1g offert dans chaque commande 🥦

›
‹

📦 Livraison offerte dès 45€ 📦

›
‹

🎁 Fidélité 10% cashback 🎁

›
Cannabis au Népal

Cannabis au Népal : loi, tolérance, peines et amendes 2026

Non : le cannabis est illégal au Népal, qu’il s’agisse d’herbe (ganja) ou de haschich (charas), et la loi s’applique aux touristes comme aux Népalais. Le texte de référence reste la loi sur le contrôle des stupéfiants de 1976, qui punit la consommation, la culture, la détention et la vente. La seule nouveauté de 2026 est locale : la province de Gandaki, celle de Pokhara et des Annapurnas, a autorisé en août une culture sous licence, à des fins médicales et industrielles uniquement.

Le pays traîne pourtant une réputation de paradis du hash. Dans les années 1960, le haschich népalais se vendait légalement dans les boutiques de Katmandou, sur la route des hippies, et aujourd’hui encore des sadhus fument ouvertement à la fête de Shiva. Ces images entretiennent l’idée d’une tolérance générale qui n’existe pas dans les textes.

Voici ce que prévoit réellement la loi népalaise en 2026, avec les peines chiffrées publiées par la police, la portée exacte de la réforme de Gandaki, la situation du CBD et les risques concrets pour un voyageur, de Thamel à l’aéroport de Katmandou.

L’essentiel en 30 secondes
• Le cannabis est interdit au Népal depuis la loi de 1976 : consommer peut valoir jusqu’à 1 mois de prison ou une amende, et la vente de plus de 10 kg jusqu’à 10 ans.
• Le CBD n’a aucun cadre légal pour le public : le gouvernement britannique prévient que la police peut saisir un produit au CBD et poursuivre pour détention de drogue.
• Un touriste risque l’arrestation, une détention pendant l’enquête et une procédure longue et coûteuse, sans régime de faveur.
• La loi de Gandaki (août 2026) autorise seulement une culture sous licence, plafonnée à 0,3 % de THC : l’usage récréatif y reste interdit.

Que dit la loi au Népal en 2026 ?

Au niveau national, tout repose sur la loi sur le contrôle des stupéfiants (Narcotic Drugs (Control) Act), datée de 2033 dans le calendrier népalais, soit 1976. Elle range le cannabis parmi les stupéfiants et interdit, sauf autorisation de l’État :

  • la consommation de ganja ou de charas ;
  • la culture, quel que soit le nombre de plants ;
  • la production, l’achat, la vente, le transport, l’import-export et la simple détention (le « stockage » dans le texte).

La loi ne prévoit ni seuil de tolérance, ni usage personnel autorisé, ni exception pour les étrangers. Le Népal est aussi lié par la Convention unique des Nations unies de 1961 sur les stupéfiants, qui classe le cannabis parmi les produits sous contrôle international.

Le débat existe pourtant depuis longtemps. Des députés ont proposé en 2020 de légaliser culture et consommation, puis le gouvernement a annoncé une étude sur le cannabis médical dans le budget 2023-2024. Fin mai 2024, en présentant le budget 2024-2025, le ministre des Finances Barsha Man Pun a promis un cadre légal pour la culture commerciale et l’usage à des fins médicales. Au 26 septembre 2026, aucune loi fédérale n’a traduit cette promesse : la loi de 1976 s’applique toujours partout, y compris à Katmandou.

Les peines prévues, du joint au trafic

Le Bureau de contrôle des stupéfiants de la police népalaise, rattaché au ministère de l’Intérieur, publie le barème de la loi de 1976. Il distingue la consommation, la culture et les autres infractions (achat, vente, transport, détention), graduées selon le poids. Les amendes sont en roupies népalaises (2 000 roupies représentent environ une douzaine d’euros).

Infraction (loi de 1976) Quantité Prison Amende
Consommation de cannabis Toute quantité Jusqu’à 1 mois ou jusqu’à 2 000 roupies
Culture Jusqu’à 25 plants Jusqu’à 3 mois ou jusqu’à 3 000 roupies
Culture Plus de 25 plants Jusqu’à 3 ans ou 5 000 à 25 000 roupies
Achat, vente, transport, détention d’herbe ou de haschich Jusqu’à 50 g Jusqu’à 3 mois ou jusqu’à 3 000 roupies
Même chose 50 à 500 g 1 mois à 1 an et 1 000 à 5 000 roupies
Même chose 500 g à 2 kg 6 mois à 2 ans et 2 000 à 10 000 roupies
Même chose 2 à 10 kg 1 à 3 ans et 5 000 à 25 000 roupies
Même chose Plus de 10 kg 2 à 10 ans et 15 000 à 100 000 roupies

Sur le papier, ces peines paraissent plus légères que chez certains voisins asiatiques. Deux réserves changent la donne pour un voyageur :

  • La qualification dépend des faits, pas de votre intention. Une quantité partagée, un achat pour un groupe ou un paquet dans un bagage en partance peuvent être traités comme de la vente, du transport ou de l’exportation, bien plus lourdement punis.
  • La procédure pèse plus que la peine. Le gouvernement britannique, dans sa fiche de conseils aux voyageurs mise à jour en septembre 2026, avertit que même de petites quantités peuvent mener à plusieurs années de prison, au terme d’une procédure longue et coûteuse.

Gandaki 2026 : une légalisation médicale sous licence

La province de Gandaki, l’une des sept du pays, avec Pokhara pour capitale et le massif des Annapurnas sur son territoire, s’est dotée en 2026 d’une loi inédite sur la culture du cannabis. Son assemblée l’a adoptée le 9 juillet 2026. Le chef de la province l’a renvoyée le 24 juillet en invoquant un conflit avec la loi fédérale de 1976, mais les élus l’ont revotée sans modification, à l’unanimité, le 31 juillet, et il l’a authentifiée le 3 août 2026. À cette date, les règlements d’application restaient à rédiger avant la délivrance des premières licences.

Ce que prévoit cette loi, selon le Kathmandu Post :

  • une culture réservée aux producteurs titulaires d’une licence, délivrée en trois étapes (accord préalable, installations, licence définitive) pour 5 ans renouvelables ;
  • une surface minimale de deux ropanis (environ 1 000 m²), dans des zones désignées ;
  • un taux de THC plafonné à 0,3 % à la récolte, au stockage, au transport, à la transformation et à la vente ;
  • deux débouchés seulement : le médical (industrie pharmaceutique) et l’industriel (fibres, textiles, huiles, graines) ;
  • des amendes administratives de 50 000 à 500 000 roupies, la culture sans licence restant poursuivie au pénal.

L’usage récréatif reste interdit, à Pokhara comme ailleurs, et rien n’autorise un particulier ou un visiteur à acheter, détenir ou consommer du cannabis. Reste aussi une incertitude juridique : les élus s’appuient sur l’article 304 de la Constitution, mais la compatibilité du texte avec la loi fédérale reste discutée.

Cannabis au Népal
Cannabis au Népal

Et le CBD au Népal ?

Le Népal n’a aucune réglementation du CBD destinée au public : pas de seuil de THC pour les produits de consommation, pas de boutiques autorisées, pas de liste de produits enregistrés. Le plafond de 0,3 % fixé à Gandaki encadre uniquement la culture sous licence, pas la vente de fleurs ou d’huiles aux particuliers.

Le risque est explicite : selon la fiche britannique, certains cosmétiques et recharges de cigarette électronique contiennent du cannabidiol, illégal au Népal, et la police peut saisir ces produits et poursuivre leur propriétaire pour détention de drogue. Sur le terrain, rien ne distingue à l’œil une fleur de CBD d’une fleur de cannabis classique.

Conclusion pratique : ne partez pas avec votre CBD, qu’il s’agisse de fleurs, de résine, d’huile ou d’e-liquide. Nos conseils pour voyager avec des produits au CBD sont réunis dans notre guide CBD en avion et à la douane. En France, en revanche, le CBD est légal tant que le produit contient 0,3 % de THC maximum : les règles sont détaillées dans notre guide de la loi CBD en France.

Pack Hash & Flower
Résines et fleurs CBD

Pack Hash & Flower

Une sélection de résines et de fleurs CBD à 0,3 % de THC maximum, légales en France, à découvrir chez vous au retour du Népal.

Shivaratri, hash népalais et Freak Street : la tolérance a ses limites

Le cannabis fait partie de l’histoire religieuse du pays. Dans l’hindouisme, pratiqué par environ 81 % des Népalais, la plante est associée à Shiva. Chaque année, lors de Maha Shivaratri, des dizaines de milliers de fidèles se pressent au temple de Pashupatinath, à Katmandou, où des sadhus fument le chillum en public. En février 2026 encore, The Himalayan Times décrivait la fumée au-dessus du temple et rappelait que des exceptions sont faites ce jour-là pour célébrer Shiva.

Cette tolérance est coutumière et ciblée : elle vise un lieu, une date et une pratique religieuse. Aucune disposition écrite ne la prévoit, et elle ne protège pas un visiteur étranger qui achète ou détient du cannabis, pendant la fête ou après.

Le mythe du « hash népalais » vient d’ailleurs. Dans les années 1960, le charas des contreforts de l’Himalaya, pressé à la main (les fameuses temple balls), se vendait dans des boutiques sous licence de Katmandou, autour de Freak Street, étape de la route des hippies. En 1973, sous la pression internationale et notamment américaine, le gouvernement a fermé ce commerce, puis la loi de 1976 a gravé l’interdiction. Le cannabis sauvage pousse toujours dans de nombreuses régions ; la police annonce régulièrement la destruction de cultures et des saisies, notamment dans les districts du Téraï.

Si c’est le hash qui vous intéresse, sachez qu’un haschich népalais reste un stupéfiant en France. Les résines légales sont des produits au CBD à 0,3 % de THC maximum, comme celles de notre rayon résines CBD.

Ce que risque un touriste

Un visiteur étranger est soumis à la même loi qu’un Népalais. Les situations les plus fréquentes :

  • Les sollicitations de rue à Thamel (Katmandou) ou sur le Lakeside de Pokhara : acheter, c’est déjà commettre une infraction d’achat et de détention.
  • Les consommations en guesthouse ou en trek : la présence de plants sauvages le long des sentiers ne change rien au statut de la plante.
  • L’aéroport international Tribhuvan de Katmandou et la poste : la presse népalaise rapporte régulièrement des arrestations de voyageurs et des saisies dans des colis. Un produit trouvé dans un bagage au départ relève du transport, voire de l’exportation.
  • La frontière indienne : beaucoup de voyageurs combinent Népal et Inde, où le cannabis est lui aussi interdit, hors bhang toléré dans certains États (voir notre article sur la loi sur le cannabis en Inde).

En cas d’interpellation, attendez-vous à une arrestation, à une fouille de vos affaires et à une possible détention pendant l’enquête. Le consulat peut vous rendre visite et vous indiquer un avocat, mais il ne peut ni intervenir dans la procédure ni vous faire libérer. Pour les voyageurs qui poursuivent vers l’Asie du Sud-Est, la Thaïlande applique depuis 2025 un régime médical sur ordonnance, détaillé dans notre guide pour obtenir une ordonnance de cannabis en Thaïlande.

Népal ou France : ce qui change

Sujet Népal France
Cannabis récréatif Interdit (loi de 1976) Interdit
Consommation Jusqu’à 1 mois de prison ou 2 000 roupies d’amende Amende forfaitaire de 500 € (400 € minorée, 1 000 € majorée)
Cannabis médical Culture sous licence prévue par la loi de la seule province de Gandaki (août 2026), filière encore à construire Cadre médical strict, jamais en vente libre
CBD Aucun cadre : saisie et poursuites possibles Légal jusqu’à 0,3 % de THC, fleurs comprises
Tolérance religieuse De fait, à Pashupatinath pendant Shivaratri Aucune
Rapporter du hash népalais Exportation illégale Importation de stupéfiants : délit lourdement puni

Au retour, ne rapportez ni charas ni graines achetées sur place : leur taux de THC n’est pas contrôlé et l’importation de stupéfiants est lourdement sanctionnée en France. Après un voyage, pensez aussi à la durée de détection du THC si vous devez conduire : la conduite après usage de stupéfiants est punie de 3 ans de prison et 9 000 € d’amende.

Le mot de la fin

Le Népal a une vraie culture du cannabis, mais sa loi reste celle de 1976 : interdiction pour tous, touristes compris. La réforme de Gandaki concerne des agriculteurs sous licence, pas les voyageurs. Profitez des temples et des sommets, laissez le cannabis et le CBD à la maison, et retrouvez vos produits légaux à votre retour en France.

Cet article a une visée informative et ne constitue pas un conseil juridique. Informations vérifiées en septembre 2026 ; les lois évoluent, vérifiez-les avant chaque départ.

Nos derniers articles

Islam et cannabis

Islam et cannabis : puis-je fumer du cannabis en tant que musulman ?

Mazar

Mazar – Variété de Cannabis – Fiche technique

Le Cannabis détruit il des neurones

Le Cannabis détruit il des neurones ? Avis, réalité, mythe, conseils

Somango

Somango – Variété de Cannabis – Fiche technique

CBD contrôle de police

CBD contrôle de police : ce qu’il faut savoir

Bubblegum Diesel

Bubblegum Diesel – Variété de Cannabis – fiche techniques