La White OG est l’une des Kush les plus résineuses du catalogue mondial. Née dans l’atelier de Karma Genetics aux Pays-Bas au tournant des années 2010, elle est le fruit d’un croisement entre une OG Kush californienne et The White, deux pointures qui lui ont transmis leurs atouts respectifs : la structure et le nez pin-citron de l’OG, la couverture de trichomes blancs légendaire de The White. Résultat, une variété Indica dominante autour de 70/30, affichant 20 à 25 % de THC et un givrage de tête qui donne l’impression d’une neige fine sur la fleur.
Mis à jour en octobre 2026, ce dossier compile les éléments publiés par Karma Genetics (chez qui la White OG est commercialisée en graines féminisées sous le nom The White OG), les relevés de SeedFinder et de Leafly, ainsi que les retours de consommateurs collectés sur Weedmaps et dans la presse spécialisée américaine. L’objectif : donner une image claire de la lignée, des parents et des effets de la White OG, de ses arômes terreux-pin-doux à sa place dans la famille Kush, en finissant par un rappel du cadre légal français.
L’essentiel en 30 secondes
• Breeder : Karma Genetics (Pays-Bas), au tournant des années 2010.
• Parents : OG Kush × The White ; le phénotype SFV OG Kush est parfois cité comme parent OG de référence.
• Dominance : Indica dominante, environ 70 % Indica / 30 % Sativa.
• THC : 20 à 25 % en moyenne, pointes signalées autour de 27-28 % selon phénotypes ; CBD inférieur à 1 %.
• Floraison : 8 à 10 semaines ; rendement indoor 450-500 g/m².
• Arômes : terreux, pin, note douce, zeste de citron, fond fuel.
Fiche technique de la White OG
Les valeurs ci-dessous sont des fourchettes : la White OG circule depuis une quinzaine d’années, Karma Genetics a publié ses propres relevés, mais les laboratoires américains et les cultivateurs anglophones font état d’écarts selon les phénotypes. Les chiffres s’appuient sur Karma Genetics, SeedFinder, Leafly et les analyses de laboratoire reprises par la presse spécialisée.
| Critère | Valeur |
|---|---|
| Nom | White OG (parfois « The White OG » chez Karma) |
| Breeder de référence | Karma Genetics (Pays-Bas) |
| Parents | OG Kush × The White ; phénotype SFV OG Kush cité selon les sources |
| Dominance | Indica dominante, environ 70 % Indica / 30 % Sativa |
| THC | 20 à 25 %, pics jusqu’à 27-28 % selon phénotypes |
| CBD | Traces, inférieur à 1 % |
| Floraison | 8 à 10 semaines (56-70 jours) |
| Rendement indoor | 450 à 500 g/m² |
| Rendement outdoor | 500 à 700 g/plant selon les conditions |
| Hauteur | 90-130 cm en intérieur, 150-200 cm en extérieur |
| Récolte outdoor | Fin septembre à début octobre, hémisphère nord |
| Terpènes dominants | Myrcène, caryophyllène, limonène, pinène |
| Rythme d’usage rapporté | Fin de journée, soirée |
Lignée et parents de la White OG
La White OG est signée par Karma Genetics, breeder néerlandais fondé par Karma, un sélectionneur réputé pour sa chasse de phénotypes OG rapportés de Californie puis stabilisés aux Pays-Bas. L’ambition de la variété tenait en une ligne : marier la structure et le profil pin-citron de l’OG Kush à l’incroyable couverture de trichomes de The White, cette Indica mystérieuse diffusée sous forme de clone cutting-only dans la scène américaine des années 2000.
Côté OG Kush, Karma a travaillé à partir d’un cut OG californien dont la provenance exacte varie selon les communications du breeder : certaines fiches de Karma Genetics citent une SFV OG Kush (San Fernando Valley OG), d’autres parlent plus largement d’un cut « OG Kush ». SFV OG étant elle-même un phénotype d’OG Kush, les deux formulations renvoient à la même matriarche. Pour comprendre d’où vient la part OG de la White OG, le point de départ reste l’OG Kush, dont la généalogie exacte reste débattue mais dont tous les phénotypes majeurs partagent la signature pin-citron-fuel.
Côté The White, le parent est une Indica clone-only dont la généalogie officielle reste inconnue. The White a essaimé par bouture dans les dispensaries du sud des États-Unis au milieu des années 2000, construisant sa réputation sur un seul critère objectif : la densité des trichomes. Son aromatique propre est faible, mais elle transmet à sa descendance la couverture résineuse qui blanchit les têtes.
Dans l’arrière-plan de la famille OG, la galaxie Chemdawg reste la source documentée de la pointe fuel qui remonte à la combustion dans de nombreux cuts White OG. Pour la souche d’origine de cette branche, voir la fiche Chemdawg.
Profil aromatique et terpènes de la White OG
Le nez de la White OG mélange la grammaire classique des Kush et une touche douce qui la distingue d’une OG Kush pure. En aveugle, les testeurs décrivent un fond terreux et pin frais, rehaussé par une note douce et un zeste d’agrume ; la fin de bouche garde la signature fuel héritée de l’OG, atténuée par rapport à une SFV OG classique. En bouche, la mâche libère d’abord le pin et le terreux, puis la pointe douce ; en expiration, c’est le poivre du caryophyllène qui tient la ligne. Les cultivateurs anglophones parlent fréquemment de pine earth ou de sweet kush.
| Terpène | Arôme dominant | Autres variétés connues |
|---|---|---|
| Myrcène | Terreux, musqué, note douce | Mangue, Granddaddy Purple |
| Caryophyllène | Poivré, épicé | Gorilla Glue, GSC |
| Limonène | Zeste de citron, agrume frais | Super Lemon Haze, Do-Si-Dos |
| Pinène | Pin, résine de conifère | Jack Herer, Dutch Treat |
D’après les analyses relayées par Leafly, le quatuor myrcène-caryophyllène-limonène-pinène apparaît systématiquement, dans un ordre qui change selon les phénotypes : certains labos font ressortir le limonène en tête, d’autres le myrcène, ce qui explique l’écart entre un cut White OG très terreux et un autre plus citronné.
Effets de la White OG rapportés par les consommateurs
Les descriptifs recueillis sur Leafly, Weedmaps et dans les tests publiés par la presse spécialisée américaine convergent : la White OG est perçue comme une variété fin de journée. Les descripteurs qui reviennent en tête sont relaxed, sleepy, happy et hungry. Les consommateurs rapportent une détente physique prononcée installée en quelques minutes, parfois précédée d’une courte phase cérébrale héritée de la part OG. Cette lecture est cohérente avec la génétique : dominance Indica proche de 70 %, concentration importante de myrcène, THC régulièrement au-dessus de 20 %. Les sessions durent entre une et deux heures, avec un rythme d’usage situé en soirée.
Le revers n’est pas marginal. Avec un taux de THC qui peut atteindre 25 % et au-delà, la White OG n’est pas une variété pour primo-consommateurs. Les effets indésirables documentés par les consommateurs et par les rapports de l’OFDT sont les classiques du cannabis à forte teneur en THC : bouche sèche, yeux rouges, accélération du rythme cardiaque et, à fort dosage, anxiété ou paranoïa chez les publics peu habitués. L’OFDT rappelle chaque année la hausse continue des taux de THC dans le cannabis consommé en Europe.
Statut légal en France
En France, le cannabis contenant du Δ9-THC au-dessus de 0,3 % est classé comme stupéfiant. L’arrêté du 30 décembre 2021 fixe ce seuil pour les parties de la plante et les produits finis, et la décision du Conseil d’État du 29 décembre 2022 (n° 444887) l’a confirmé pour les fleurs et les feuilles. Avec un taux de THC compris entre 20 et 25 %, la White OG se situe très au-dessus du seuil : sa détention, sa vente et sa culture sont interdites aux particuliers.
Les graines, qui ne contiennent pas de THC, sont vendues comme objets de collection. Pour le détail de la molécule et de son encadrement, consulte notre fiche Delta-9 THC : effets, usage et légalité.
Culture de la White OG, indoor et outdoor
Les éléments ci-dessous sont donnés à titre documentaire. La culture du cannabis contenant du THC est interdite aux particuliers en France, y compris à partir de graines achetées comme objets de collection.
White OG en intérieur
Karma Genetics décrit la White OG comme une plante de difficulté intermédiaire : structure Indica trapue, branches solides, stretch modéré en passage de floraison. Les techniques de palissage recommandées sont le LST et le ScrOG ; la variété ramifie bien et répond aux pliages, ce qui permet d’exposer un maximum de têtes à la lumière. La floraison tourne autour de 8 à 9 semaines, avec un pic de résine en semaine 7-8. Le gros point d’attention est l’hygrométrie en fin de floraison : buds denses et saturés de résine, risque de botrytis ; les cultivateurs anglophones recommandent de descendre vers 45 % d’humidité relative sur les deux dernières semaines. Les familles OG ont par ailleurs tendance à exprimer des carences en magnésium et en calcium si l’arrosage est irrégulier.
White OG en extérieur
En extérieur, la White OG aime les climats chauds, secs et bien ensoleillés, type méditerranéen ou californien. Les récoltes sont rapportées fin septembre à début octobre dans l’hémisphère Nord ; dans les régions humides, les têtes compactes restent vulnérables aux premières pluies automnales. Les rendements extérieurs annoncés vont de 500 à 700 g par plant, chiffre à prendre comme une borne haute.
Rappel : la culture du cannabis contenant du THC est interdite aux particuliers en France, y compris à partir de graines achetées comme objets de collection.
La famille White OG et ses cousines Kush
La White OG s’inscrit dans la grande famille OG Kush, matriarche californienne qui a essaimé en dizaines de phénotypes depuis les années 1990. Chez Karma Genetics, elle côtoie des hybrides qui ont fait la renommée du breeder, comme la Headbanger ou la Biker Kush. Pour comprendre sa lignée, deux fiches donnent le contexte :
- l’OG Kush, matriarche californienne dont la White OG hérite de la structure et du nez pin-citron ;
- la Chemdawg, parent documenté de la galaxie OG et source probable de la pointe fuel qu’on retrouve dans la White OG.
The White, elle, n’a pas de fiche dédiée sur le site : son statut de clone cutting-only et sa généalogie inconnue en font une parente de l’ombre dont on retrouve l’ADN dans toute une génération d’hybrides blancs (White Russian, White Rhino, et bien sûr White OG). Karma Genetics propose aujourd’hui plusieurs cuts White OG en graines féminisées photopériodes.
Côté catalogue Jungle Kush, la White OG n’existe pas en version CBD stabilisée : aucun breeder reconnu n’a publié de version 1:1 ou riche en CBD de cette génétique à ce jour. Les amateurs d’un profil terreux-pin-doux qui cherchent un cadre légal se tournent vers les productions bio françaises de notre catégorie Fleurs CBD, qui concentre des fleurs cultivées en France, bio et sous le seuil de 0,3 % de THC total.

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Contenu informatif. En France, le cannabis contenant du THC est un stupéfiant et sa culture est interdite aux particuliers ; les graines sont vendues comme objets de collection.


