Il existe des variétés dont on connaît la date de naissance, le breeder et la recette au gramme près. L’OG Kush n’en fait pas partie. C’est un clone, une bouture passée de main en main dans les années 1990, d’abord en Floride puis à Los Angeles, dont personne n’a jamais pu prouver la généalogie exacte. Cette zone d’ombre ne l’a pas empêchée de devenir l’une des variétés les plus copiées de l’histoire : une bonne partie des hybrides américains qui ont fait la réputation de la West Coast, de la Headband à la Girl Scout Cookies, descend de près ou de loin de cette plante.
Ce qu’on en retient tient en trois mots : pin, terre, fuel. Un nez de forêt de conifères mêlé à une note chimique de carburant et un fond citronné, des fleurs trapues très résineuses, un THC qui tourne autour de 19 à 26 %. Mise à jour en octobre 2026, cette fiche fait le point sur ce que l’on sait vraiment de sa génétique, de ses arômes, de ses effets rapportés, de ses graines et de son statut légal en France, sans les certitudes de façade qu’on lit un peu partout.
L’essentiel en 30 secondes
• Génétique : version la plus citée, Chemdawg × (Lemon Thai × Pakistani Kush). Cut californien d’origine floridienne, jamais authentifié.
• Dominance : hybride à tendance Indica, souvent donné pour 75 % Indica / 25 % Sativa.
• THC : 19 à 26 %, CBD inférieur à 1 %.
• Floraison : 8 à 9 semaines ; rendement indoor annoncé de 450 à 550 g/m².
• Arômes : pin, terre humide, fuel, citron, pointe épicée.
• Descendance : Headband, Girl Scout Cookies, Skywalker OG, Tahoe OG, Alien OG et des dizaines d’autres.
Fiche technique de l’OG Kush
| Critère | Valeur |
|---|---|
| Nom | OG Kush (« Ocean Grown » ou « Original Gangster » selon les versions) |
| Origine | Floride, début des années 1990, popularisée à Los Angeles |
| Génétique | Chemdawg × (Lemon Thai × Pakistani Kush), version la plus répandue |
| Dominance | Hybride à tendance Indica (environ 75 / 25) |
| Taux de THC | 19 à 26 %, souvent autour de 22 % |
| Taux de CBD | Moins de 1 % |
| Terpènes dominants | Myrcène, limonène, caryophyllène |
| Floraison | 8 à 9 semaines (56 à 63 jours) |
| Rendement indoor | 450 à 550 g/m² |
| Rendement outdoor | 500 à 600 g/plant annoncés |
| Récolte extérieure | Début octobre (hémisphère nord) |
| Hauteur | Moyenne, 120 à 160 cm en extérieur |
| Difficulté | Intermédiaire à avancée |
Origine et parents de l’OG Kush : une lignée jamais prouvée
L’histoire la plus souvent racontée commence en Floride, au début des années 1990. Un cultivateur surnommé Matt « Bubba » Berger aurait fait voyager des boutures jusqu’en Californie, où elles seraient tombées entre les mains d’un certain Josh D, à Los Angeles. C’est là que la plante aurait été affinée, nommée, puis diffusée dans les dispensaires, jusqu’à devenir le cut de référence de la scène californienne des années 2000. D’autres versions circulent, aucune n’est documentée : c’est le propre des variétés « clone only » de se construire sur la tradition orale.
Les parents présumés de l’OG Kush
La filiation la plus citée croise trois lignées. Le Chemdawg, dont un phénotype connu est la Chem 91, apporterait le côté carburant et chimique. La Lemon Thai donnerait l’acidité citronnée et le profil Sativa. La Pakistani Kush, que certaines sources écrivent Hindu Kush, fournirait la structure trapue et le fond terreux, comme chez sa lointaine cousine la Hindu Kush. Les fiches qui annoncent « Chemdawg × Hindu Kush × Lemon Thai » racontent la même hypothèse autrement. À notre connaissance, aucun test génétique publié ne tranche la question.
Que veut dire « OG » dans OG Kush ?
Deux explications cohabitent et se disputent depuis vingt ans. La première, Ocean Grown, renverrait à la proximité de l’océan Pacifique pour les premières cultures californiennes. La seconde, Original Gangster, s’est imposée avec la culture hip-hop de la West Coast, qui a fait de « Kush » un mot de vocabulaire courant. Aucune n’est prouvée. Retenons plutôt ce que « Kush » dit de la plante : une lignée issue des massifs afghano-pakistanais, aux fleurs denses et au nez terreux.
Profil terpénique et arômes de l’OG Kush
Ouvrez un pot d’OG Kush bien conservée et l’on reconnaît tout de suite pourquoi elle a fait école. La première note est résineuse et boisée, du pin, presque du sapin coupé. Vient ensuite le fuel, cette signature d’essence ou de solvant qui a donné son nom à toute la famille « gas ». En arrière-plan, la terre humide et un zeste de citron adoucissent le tout. À la combustion ou à la vaporisation, une pointe poivrée prend le relais.
| Terpène | Arôme apporté | Rôle dans le profil |
|---|---|---|
| Myrcène | Terreux, musqué, fruits mûrs | Fond de bouche, souvent dominant |
| Limonène | Agrumes, zeste de citron | Fraîcheur en tête, ce qui adoucit le fuel |
| Caryophyllène | Poivre, épices, bois | Pointe piquante en fin de bouche |
| Pinène | Pin, résine | Dimension forestière, en traces selon les lots |
Le poids de chaque terpène change nettement d’un cut à l’autre : une SFV OG Kush penchera vers le citron, une Tahoe vers le pin et la terre. D’où des descriptions parfois contradictoires d’un site à l’autre : c’est l’effet de trente ans de propagation par boutures.
Effets de l’OG Kush rapportés par les consommateurs
Les retours sur Leafly, SeedFinder et les forums francophones dessinent un profil assez constant. L’effet commence par une montée cérébrale : humeur relevée, esprit plus bavard, parfois un coup de fouet créatif. Après quarante-cinq minutes à une heure, le corps prend le dessus avec une détente musculaire progressive, que beaucoup décrivent comme enveloppante plutôt qu’écrasante. La durée rapportée se situe entre deux et trois heures.
Ce que les avis citent le plus souvent :
- une mise en route rapide, portée par les 22 à 25 % de THC fréquents sur les lots de dispensaire ;
- un double registre, tête d’abord et corps ensuite, qui fait dire à certains qu’elle est « Sativa au début, Indica à la fin » ;
- un usage plutôt de fin de journée, rarement le matin, vu la puissance ;
- des effets indésirables classiques du THC : bouche sèche, yeux rouges, et parfois étourdissements ou anxiété chez les consommateurs sensibles.
Le taux de CBD, inférieur à 1 %, n’offre aucun contrepoids au THC, ce qui explique les avis négatifs les plus fréquents : une montée jugée trop intense pour les débutants, ou un côté « trop fuel » qui ne plaît pas à tout le monde. À l’inverse, ses amateurs apprécient une variété qui n’imite pas les saveurs de dessert à la mode et assume son profil d’ancienne école. Ces retours restent des ressentis individuels, qui dépendent de la dose, de la tolérance et du contexte.
Statut légal en France
L’OG Kush telle qu’elle circule aux États-Unis dépasse largement 0,3 % de Δ9-tétrahydrocannabinol : en France, elle relève donc du régime des stupéfiants. L’arrêté du 30 décembre 2021, validé sur ce point par la décision du Conseil d’État du 29 décembre 2022 (n° 444887), ne tolère à la vente que les fleurs et résines de Cannabis sativa L. sous le seuil de 0,3 % de THC total. Cette règle vaut quel que soit le nom de la variété. Le détail du cadre pénal est expliqué dans la fiche Δ9-THC : statut légal et risques pénaux. La culture à usage personnel reste interdite aux particuliers, et les graines ne sont vendues que comme objets de collection. Pour retrouver des profils terreux et résineux dans le cadre autorisé, reportez-vous aux fleurs de CBD et aux résines de CBD.
Culture de l’OG Kush : floraison et rendement
Synthèse informative des données publiées par les banques de graines et par les cultivateurs des pays où la culture est autorisée. En France, la culture de cannabis contenant du THC reste interdite aux particuliers.
Une variété exigeante, réservée aux cultivateurs aguerris
L’OG Kush a la réputation de ne pas pardonner les approximations. Sa structure est trapue et buissonnante, avec des entre-nœuds courts, des feuilles larges vert foncé et des têtes très denses, vert néon, couvertes de pistils orange. Cette densité est justement son point faible : les fleurs retiennent l’humidité et la plante est décrite comme sensible à l’oïdium et à la pourriture des têtes, d’où l’importance, selon les cultivateurs, d’une bonne circulation d’air. Elle supporte mal les excès de nutriments, d’où son étiquette de variété « capricieuse ».
Floraison, hauteur et récolte
La floraison dure 8 à 9 semaines en intérieur. En extérieur, la plante dépasse rarement 160 cm et se récolte vers le début du mois d’octobre dans l’hémisphère nord, à condition d’un climat sec et chaud, de type méditerranéen. La serre, qui protège de l’humidité d’automne, est souvent présentée comme un bon compromis.
Rendement attendu
- Indoor : 450 à 550 g/m² dans de bonnes conditions ;
- Outdoor : 500 à 600 g/plant annoncés, selon la saison ;
- Serre : des chiffres proches de l’indoor.
Ces valeurs viennent des fiches breeders, donc optimistes par nature : les rendements réels varient beaucoup selon le cut.
Graines d’OG Kush : cut, versions et phénotypes
Un point à comprendre avant de parler de graines : la véritable OG Kush est un clone. Ce qui se vend sous forme de graines est une interprétation de la variété, obtenue par croisement ou par sélection autour du cut. Plusieurs banques européennes, dont Royal Queen Seeds et Dinafem, proposent leur propre version féminisée, avec des différences notables de goût et de rendement d’une marque à l’autre. Les versions autofloraison, plus rapides, ont souvent un profil terpénique plus discret.
Le nom « OG Kush » recouvre en réalité une famille de cuts, dont les plus cités sont :
- la Tahoe OG Kush, plus pin et terre ;
- la SFV OG Kush (San Fernando Valley), plus citronnée ;
- la Larry OG, au fuel plus marqué.
Vérifiez le breeder et la mention du cut, et méfiez-vous des fiches qui promettent « l’authentique OG Kush » en graines : aucune graine ne copie un clone à l’identique.
La famille de l’OG Kush : descendance et cousines
L’influence de l’OG Kush sur le marché est difficile à surestimer. Elle sert de parent à une grande partie des variétés que l’on rencontre aujourd’hui :
- Girl Scout Cookies : généralement donnée pour OG Kush × Durban Poison, c’est le point de départ de la lignée Cookies, donc d’une bonne partie des Gelato et Runtz actuelles ;
- Headband : OG Kush × Sour Diesel, plus puissante et citronnée, réputée pour son « effet bandeau » ;
- Skywalker OG : Skywalker × OG Kush, qui hérite de la structure OG et d’un nez de baies ;
- Alien OG : Tahoe OG × Alien Kush, branche californienne ;
- Purple OG Kush : version aux pigments violets, avec un nez plus sucré ;
- Kosher Kush : cousine de la même branche Kush, souvent décrite comme plus massive en effet.
Comparée à la Jack Herer, plus aérienne et plus Sativa, l’OG Kush a une assise plus terreuse, une montée moins nerveuse et un nez plus lourd. Face à la Headband, elle est moins explosive, mais plus « pure ». On la surnomme parfois la mère des Kush modernes : l’expression est exagérée, mais elle dit son poids dans les conversations de cultivateurs.
Questions fréquentes sur l’OG Kush
Quel est le taux de THC de l’OG Kush ?
Entre 19 et 26 %, avec une moyenne souvent autour de 22 %. Le CBD reste inférieur à 1 %.
L’OG Kush est-elle Indica ou Sativa ?
C’est un hybride à tendance Indica, donné pour environ 75 % Indica et 25 % Sativa par la plupart des banques. Les consommateurs rapportent une montée cérébrale, puis une détente plus corporelle.
Quels sont les parents de l’OG Kush ?
La version la plus répandue est Chemdawg × (Lemon Thai × Pakistani Kush). Aucune de ces filiations n’a été confirmée par un test génétique, la variété se transmettant par clones depuis les années 1990.
Quelle est la différence entre OG Kush et Tahoe OG ?
La Tahoe OG est un phénotype, ou cut, de la famille OG Kush : plus portée sur le pin et la terre, avec un effet décrit comme plus enveloppant. L’OG Kush désigne la famille et son cut d’origine.
Peut-on acheter de l’OG Kush en France ?
Les fleurs d’OG Kush au THC relèvent des stupéfiants. Seules les variétés dont le THC total reste sous 0,3 % peuvent être vendues, et les graines uniquement comme objets de collection.

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Contenu informatif. En France, le cannabis contenant du THC est un stupéfiant et sa culture est interdite aux particuliers ; les graines sont vendues comme objets de collection.


