Certaines variétés se reconnaissent à l’œil, d’autres au goût. La Motorbreath se reconnaît à l’odeur, et souvent avant même qu’on ait ouvert le pot. Son nom (« haleine de moteur ») n’a rien d’une exagération marketing : c’est un nez de garage, d’essence et de cuir, avec une pointe de pin, qui a fait d’elle une référence de la scène « gas » américaine. Née du croisement de deux monuments, la SFV OG Kush et la Chemdog D (Chemdawg), elle est sortie des jardins du collectif californien Pisces Genetics et s’est imposée en quelques années comme l’une des variétés les plus puissantes et les plus reconnaissables de sa génération.
On parle ici d’un hybride à dominance indica (environ 70 / 30), avec un THC qui tourne autour de 20 à 28 % selon le phénotype et le laboratoire. Pas une variété pour s’initier : une plante de connaisseurs, plébiscitée par ceux qui aiment un profil chimique et franc, loin des bonbons et des fruits rouges. Cette fiche fait le point sur sa génétique, son fameux phénotype #15, ses arômes, les effets rapportés, ses cousines et son statut en France.
Mis à jour en octobre 2026.
L’essentiel en 30 secondes
• Génétique : SFV OG Kush × Chemdog D (Chemdawg), obtenteur Pisces Genetics (Californie).
• Dominance : hybride à tendance indica, environ 70 % indica / 30 % sativa.
• THC : 20 à 28 %, CBD inférieur à 1 %. Puissance élevée.
• Profil aromatique : diesel, cuir, essence, pin, avec une pointe citronnée.
• Floraison : 8 à 9 semaines.
• Statut en France : stupéfiant dès que le Δ9-THC dépasse 0,3 %, ce qui est le cas de la Motorbreath classique.
Fiche technique de la Motorbreath
Ces chiffres recoupent les banques de graines, SeedFinder, Leafly et des relevés de laboratoires américains. Ils varient d’un cut et d’un laboratoire à l’autre : ce sont des ordres de grandeur.
| Critère | Valeur |
|---|---|
| Nom | Motorbreath (Motor Breath), phénotype le plus connu : Motorbreath #15 |
| Obtenteur | Pisces Genetics (Californie) |
| Parents | SFV OG Kush × Chemdog D (Chemdawg) |
| Dominance | Hybride indica (environ 70 % indica / 30 % sativa) |
| THC | 20 à 28 % |
| CBD | < 1 % |
| Floraison | 8 à 9 semaines |
| Rendement | Moyen à bon |
| Profil aromatique | Diesel, cuir, essence, pin, citron |

Génétique et parents de la Motorbreath
La Motorbreath est un croisement assez lisible, ce qui est rare dans ce milieu où les généalogies sont souvent des légendes. D’un côté la SFV OG Kush, c’est-à-dire l’OG Kush « de la San Fernando Valley », cut californien connu pour son nez de pin, de terre et de citron et pour sa résine abondante. De l’autre la Chemdog D, un phénotype de la famille Chemdawg, à l’odeur chimique et âcre, qui a donné naissance à toute une lignée de variétés « diesel ». Pour comprendre d’où vient cette dernière, notre fiche Chemdawg détaille ses cuts et sa descendance.
Le croisement est attribué à Pisces Genetics, un collectif californien. Le nom du cultivateur Jimmy Nitz revient le plus souvent dans les récits, avec l’histoire d’un cut de Chemdog D remis directement par Chemdog lui-même. À retenir comme une anecdote de la scène plus que comme un document : la traçabilité des clones américains reste largement orale.
Les deux parents se complètent : l’OG apporte la structure trapue, la densité des fleurs et la résine ; la Chem, l’agressivité du nez, cette note de carburant qu’on ne trouve pas chez les variétés sucrées.
Motorbreath #15 : le phénotype qui a fait la réputation
Quand on parle de Motorbreath, on parle presque toujours du #15. Les graines issues du croisement donnent plusieurs phénotypes, et c’est ce numéro, sélectionné parmi les autres, qui s’est diffusé sous forme de clone et qui a imposé la variété.
Plusieurs sources citent une première place en 2015 pour la Motorbreath #15 lors d’un concours américain, le THC Championship, dans la catégorie des hybrides. L’intitulé exact de la catégorie varie selon les sites (certains parlent d’indica, d’autres d’hybride), et le détail du palmarès est parfois flou : nous le rapportons comme une distinction largement citée, sans pouvoir la vérifier auprès de l’organisateur. Le fait établi est ailleurs : sa descendance. Les bases de données de variétés recensent plus de soixante-dix croisements qui l’utilisent comme parent, ce qui en fait un pilier des variétés « gas » modernes.
Attention : des plantes sont vendues sous le nom « Motorbreath » sans être le #15. Cut authentique, reconstitution de graines ou simple appellation commerciale : d’où les écarts de THC et d’arômes d’une source à l’autre.
Profil aromatique de la Motorbreath : diesel, cuir et pin
C’est le marqueur de la variété, et l’argument numéro un de ses amateurs. À l’ouverture du pot, la note de tête est celle de l’essence et du solvant, presque industrielle (d’où le nom). Vient ensuite un fond de cuir et de terre humide, hérité de la lignée OG, puis une touche de pin et de poivre. Un zeste de citron chimique tranche parfois l’ensemble. On est bien loin des profils fruités ou pâtissiers.
| Terpène | Arôme associé |
|---|---|
| Limonène | Zeste de citron, agrumes, note chimique |
| Caryophyllène | Poivre noir, épice, bois sec |
| Myrcène | Terre humide, herbe, fruit mûr |
| Pinène (selon les cuts) | Résine de pin, fraîcheur boisée |
Selon les analyses, c’est tantôt le limonène, tantôt le myrcène qui domine : le profil terpénique dépend du phénotype, du séchage et de la conservation.

Effets de la Motorbreath rapportés par les consommateurs
D’après les retours agrégés par des bases comme Leafly ou SeedFinder, la Motorbreath est décrite comme une variété puissante, à dominante corporelle, dont la montée est assez rapide. Les consommateurs évoquent surtout :
- une montée franche, parfois ressentie d’abord au niveau de la tête, puis qui se diffuse dans le corps ;
- une sensation de lourdeur et de détente musculaire, typique des profils à dominante indica ;
- une humeur posée, qui invite à l’immobilité plus qu’à l’action, et un appétit souvent mentionné.
Ces ressentis sont subjectifs et dépendent de la dose, du phénotype, de la tolérance et du contexte. Ils décrivent l’action connue du Δ9-THC, sans aucune promesse sur la santé.
Côté inconvénients, les plus signalés sont la bouche sèche, les yeux rouges, la tachycardie et, chez les personnes peu habituées ou à forte dose, une impression de malaise, de confusion ou d’anxiété. Avec un CBD quasi absent pour tempérer le THC, ce n’est pas une variété d’initiation.
Statut légal en France
En France, le cannabis dont le Δ9-THC dépasse 0,3 % est classé comme stupéfiant. L’arrêté du 30 décembre 2021, validé par la décision du Conseil d’État n° 444887 du 29 décembre 2022, fixe ce seuil pour la plante et les produits transformés. Une Motorbreath à 20-28 % de THC, telle qu’elle est vendue en dispensaire américain, est donc interdite à la vente, à la détention, à la consommation et à la culture sur le territoire français. Pour le détail de la molécule et du cadre pénal, voir notre fiche Delta-9 THC : effets, usage et légalité.
Floraison et rendement de la Motorbreath
Informations données à titre botanique et documentaire : la culture par un particulier est interdite en France.
Port et floraison
La Motorbreath garde le gabarit d’un hybride OG : plutôt trapue, avec des branches latérales solides et des sommités très denses, souvent décrites comme des « pépites » serrées et couvertes de trichomes. Le feuillage est d’un vert profond, avec parfois des reflets violets si les nuits fraîchissent en fin de cycle. La floraison est annoncée sur 8 à 9 semaines, soit une durée standard pour une variété à dominance indica.
Rendement et sensibilité
Les banques de graines annoncent un rendement moyen à bon, de l’ordre de 450 à 550 g/m² en intérieur : chiffre indicatif, à prendre avec prudence puisqu’il dépend du cut et des conditions. Point à retenir côté plante : la densité des fleurs les rend sensibles à l’humidité stagnante, avec un risque de moisissure sur des sommités qui sèchent mal.
Motorbreath et cousines : la famille Chem × OG
La Motorbreath appartient à la grande famille née du mariage entre le « chem » et l’OG. Quelques cousines à connaître, toutes avec leur fiche :
- OG Kush : l’autre moitié du pedigree, nez de pin, de terre et de fuel ;
- Chem 91 : le phénotype le plus célèbre de la famille Chemdawg, plus tourné vers l’esprit ;
- Star Dawg : croisement Chem 4 × Tres Dawg, même veine chimique, plus de résine ;
- Gorilla Glue #5 : autre fille de la famille Chem, très collante, très puissante ;
- Sour Diesel : le diesel plus citronné et énergique, souvent rattaché à la Chemdawg ;
- Alien OG et Tahoe OG Kush : deux déclinaisons de la famille OG, plus terreuses et plus fraîches.
Comparée à la Sour Diesel, la Motorbreath est plus lourde et plus cuir ; comparée à l’OG Kush classique, elle pousse le curseur côté essence.
Graines de Motorbreath et alternatives en France
Le #15 se diffuse surtout sous forme de clone, de cultivateur à cultivateur, et les graines proposées sous ce nom sont le plus souvent des reconstitutions ou des croisements dérivés qui ne reproduisent pas à l’identique la plante historique. En France, elles sont vendues comme objets de collection, et leur mise en terre reste interdite.
Pour qui apprécie les profils terreux, épicés et résineux sans sortir du cadre légal, les fleurs de chanvre cultivées en France à moins de 0,3 % de THC sont une porte d’entrée : pas la même puissance, mais de quoi comparer des nez. Notre catégorie Fleurs CBD et notre catégorie Résines et Hash CBD sont là pour ça.
Questions fréquentes sur la Motorbreath
La Motorbreath est-elle une indica ou une sativa ?
C’est un hybride à dominance indica, généralement donné autour de 70 % indica et 30 % sativa. La structure trapue et les fleurs denses viennent de la SFV OG Kush, tandis que la Chemdog D apporte le nez diesel.
Quel est le taux de THC de la Motorbreath ?
On la situe généralement entre 20 et 28 % de THC, avec un CBD inférieur à 1 %. Certaines fiches annoncent des valeurs plus basses (autour de 18-22 %), d’autres des pics plus hauts : les chiffres varient selon le phénotype, la culture et le laboratoire.
Que veut dire « Motorbreath #15 » ?
Le #15 est le numéro du phénotype sélectionné parmi les plantes issues du croisement SFV OG Kush × Chemdog D. C’est lui qui s’est diffusé en clone et qui a fait la réputation de la variété, notamment par son palmarès cité en 2015.
Quelle est la différence avec la Chemdawg ?
La Chemdawg est une famille de cuts, la Motorbreath est l’un de ses descendants : elle en reprend le nez de carburant, mais mêlé à la structure et à la résine de l’OG Kush. Elle est plus dense, plus lourde et plus puissante que la plupart des Chemdawg d’origine.
La Motorbreath est-elle légale en France ?
Non, dès lors que son THC dépasse 0,3 %, ce qui est le cas de toutes les versions classiques. L’achat, la détention et la culture sont interdits, contrairement aux fleurs de chanvre à moins de 0,3 % de THC.
Un assortiment 100 % français à moins de 0,3 % de THC
Contenu informatif. En France, le cannabis contenant du THC au-delà de 0,3 % est un stupéfiant et sa culture est interdite aux particuliers ; les graines sont vendues comme objets de collection.



