Dans un rayon où l’on croise surtout des agrumes, des bonbons, du diesel et du fromage, un nez de beurre de cacahuète fait tourner les têtes. La Peanut Butter Breath doit sa réputation à ce parfum de cacahuète grillée, de terre et d’herbes séchées, avec un fond de vanille qu’on ne trouve presque nulle part ailleurs. C’est le résultat d’un croisement entre la Do-Si-Dos et la Mendo Breath F2, travaillé par ThugPug Genetics. Dès 2017, un producteur de Salem, dans l’Oregon, la proposait dans des boutiques de Portland, et sa carrière n’a plus ralenti.
Cette fiche détaille la généalogie de la Peanut Butter Breath, son profil aromatique, les effets rapportés par les consommateurs, son THC de 18 à 28 %, sa floraison, ce qui la distingue de ses cousines de la famille Mendo Breath, puis son statut au regard de la loi française. Mis à jour en octobre 2026.
L’essentiel en 30 secondes
• Croisement Do-Si-Dos × Mendo Breath F2, signé ThugPug Genetics.
• Dominance Indica, de 60/40 à 70/30 selon les sources ; THC de 18 à 28 %, CBD inférieur à 1 %.
• Profil unique : cacahuète, noisette, terre, herbes, note de vanille et fond de fuel.
• Floraison de 8 à 9 semaines, buds denses aux teintes vertes, rosées ou violettes.
• Variété à THC élevé : un stupéfiant en France, hors de la gamme CBD à 0,3 %.

Fiche technique de la Peanut Butter Breath
| Critère | Valeur |
|---|---|
| Nom | Peanut Butter Breath, abrégée PBB ou PB Breath |
| Breeder | ThugPug Genetics (Amérique du Nord) |
| Génétique | Do-Si-Dos × Mendo Breath F2 |
| Dominance | Indica, entre 60/40 et 70/30 selon les sources |
| THC | 18 à 28 %, souvent autour de 22-26 % |
| CBD | Moins de 1 % |
| Terpènes cités | Caryophyllène, limonène, humulène, myrcène, bisabolol |
| Arômes | Cacahuète, noisette, terre, herbes, vanille, fond de fuel |
| Floraison | 8 à 9 semaines |
| Rendement annoncé | 350 à 450 g/m² en intérieur, 450 à 600 g/plant en extérieur |
Génétique et parents de la Peanut Butter Breath : Do-Si-Dos × Mendo Breath F2
Tous les relevés s’accordent sur le croisement : Do-Si-Dos × Mendo Breath F2, attribué à ThugPug Genetics. Les sources divergent en revanche sur le nom du breeder derrière le studio : GromHerman, Gromer1 ou Grometik selon les pages. Mieux vaut s’en tenir à ThugPug Genetics, la seule mention constante.
Chacun des deux parents apporte sa part.
- La Do-Si-Dos : OG Kush Breath × Face Off OG, sortie des sélections d’Archive Seed Bank, à Portland, au milieu des années 2010. Elle donne la structure, la résine et le fond sucré-terreux. Sa fiche détaille aussi l’orthographe Dosidos, qui circule en parallèle.
- La Mendo Breath F2 : croisement de la Mendo Montage et de l’OG Kush Breath, attribué à Gage Green Group avec NorCal. C’est elle qui amène le côté fuel, pin et le caractère « funky » de la plante.
Un détail que l’on remarque en lisant les arbres généalogiques : l’OG Kush Breath se trouve des deux côtés. Elle est à l’origine de la Do-Si-Dos comme de la Mendo Breath, ce qui fait de la Peanut Butter Breath un croisement très « Breath » : le pedigree se referme sur lui-même, et l’on comprend mieux la résine abondante, la densité et le nez terreux qui reviennent d’un lot à l’autre.
Le cultivar s’est d’abord fait connaître en boutures. À Portland, vers 2017, un producteur de Salem, Left Coast Farms, la place dans les boutiques de la ville, et un chroniqueur local la décrit à l’époque avec un THC mesuré à 26 %. Elle est ensuite devenue une valeur sûre des menus nord-américains, une référence « top shelf » des années 2010-2020. Aucun palmarès vérifié n’est à signaler : sa réputation s’est faite à la vitrine et au bouche-à-oreille, pas dans les concours.
Goût de la Peanut Butter Breath : cacahuète, terre et herbes
C’est son atout n° 1. Le nom n’est pas un coup de marketing : sur les meilleurs lots, on retrouve vraiment la cacahuète grillée et le beurre noisette, avec une rondeur grasse qui tapisse la bouche. Autour de ce cœur, on trouve des notes de terre humide et de bois, un côté herbacé, une touche de vanille, et un fond de fuel hérité des Breath. Le chroniqueur de 2017 relevait aussi du poivre, des agrumes, de la lavande et une finale mentholée : preuve que le nez varie selon les lots, le séchage et le temps de cure.
Les terpènes les plus cités sont :
- le β-caryophyllène, poivré et épicé, souvent en tête ;
- le limonène, une pointe d’agrume qui allège l’ensemble ;
- l’humulène, boisé et sec, qui explique la note de noisette et d’herbe ;
- le myrcène, terreux et fruité, en soutien ;
- le bisabolol, discrètement floral, présent selon les analyses.
On ne chiffre pas les terpènes ici : les pourcentages varient d’un laboratoire à l’autre, et seul le certificat de l’échantillon que l’on a sous les yeux fait foi. Ce qui est sûr, c’est que cette combinaison la place dans le camp « salé et terreux », à l’opposé des variétés bonbon comme la Runtz. Elle se rapproche plutôt de la GMO Cookies pour ce goût « savory », avec une gourmandise en plus.
Effets de la Peanut Butter Breath selon les consommateurs
Les retours rassemblés sur les fiches de dispensaires, Weedmaps et les forums décrivent un profil assez homogène. Ce sont des effets rapportés, qui varient d’une personne à l’autre et d’un lot à l’autre.
- une entrée en matière légère : humeur plus ouverte, tête plutôt dégagée les premières minutes ;
- puis un poids corporel qui s’installe progressivement, l’héritage Indica de la Do-Si-Dos ;
- une fatigue en fin d’effet, ce qui la fait consommer plutôt en soirée ;
- un appétit souvent cité, ce qui n’a rien d’étonnant avec un nez pareil.
Sa dominance Indica, de l’ordre de 60/40 à 70/30, ne l’empêche pas de garder un début d’effet assez vif. Elle se situe loin d’une sativa cérébrale comme l’Amnesia, et plus près des hybrides lourds de la famille Breath.
Le revers de la médaille doit être dit sans détour. Avec un THC qui monte à 28 % et un CBD quasi nul, la Peanut Butter Breath est une variété puissante, même si le plus souvent elle se situe autour de 22-26 %. Les effets indésirables les plus rapportés sont la bouche sèche, les yeux rouges, les vertiges, et chez les personnes sensibles ou peu habituées une anxiété passagère, des pensées qui s’emballent ou des palpitations. On l’évite avant de conduire, de travailler ou de boire de l’alcool, et un consommateur novice doit attendre longtemps avant de recommencer.
Statut légal en France
La Peanut Butter Breath, telle qu’elle est vendue en Amérique du Nord, dépasse très largement 0,3 % de Δ9-tétrahydrocannabinol : en France, c’est un stupéfiant. L’arrêté du 30 décembre 2021, confirmé par la décision du Conseil d’État du 29 décembre 2022 (n° 444887), fixe à 0,3 % de THC total la limite au-delà de laquelle une fleur ou une résine de Cannabis sativa L. ne peut pas être commercialisée. L’usage, la détention et la culture de cannabis riche en THC restent interdits aux particuliers. Le cadre est expliqué en détail dans notre fiche Δ9-THC : effets, usage et légalité.
À quoi ressemble la Peanut Butter Breath ?
La plante est de taille moyenne, plus facile à tenir qu’une grande sativa : elle s’étire modérément, avec des branches trapues. Les fleurs sont très denses, souvent décrites en « pop-corn », vert sombre avec des nuances rosées ou violettes quand la fraîcheur des nuits s’installe en fin de floraison. Les pistils orange vif tranchent sur un givre de trichomes si épais qu’on le voit à l’œil nu, et la résine colle aux doigts à la manucure.
C’est cette densité qui fait son charme en photo, et aussi son défaut : une tête compacte garde l’humidité, et les producteurs doivent surveiller la ventilation et le séchage pour éviter la moisissure.

Floraison, THC et rendement de la Peanut Butter Breath
Les données ci-dessous viennent de fiches de breeders et de retours publiés. Elles sont purement informatives : en France, la culture d’un cannabis contenant du THC est interdite aux particuliers.
- Floraison : 8 à 9 semaines, plutôt courte pour une variété aussi dense.
- Rendement indoor : 350 à 450 g/m² annoncés.
- Rendement outdoor : 450 à 600 g/plant, avec une récolte fin septembre ou début octobre dans l’hémisphère Nord.
- Serre : rendements intermédiaires, à condition de bien maîtriser l’hygrométrie.
La difficulté est jugée moyenne : plus exigeante qu’une Skunk, sans caprice excessif. Sur le plan du THC, la fourchette de 18 à 28 % est large parce qu’elle reflète la diversité des cuts, des conditions de culture et du séchage.
Graines de Peanut Butter Breath et version CBD
La version d’origine est un cultivar de boutures. Les graines commercialisées sous le nom de Peanut Butter Breath existent, y compris féminisées, mais le résultat dépend de la banque : on vérifie le breeder, la lignée annoncée et le type de graine avant de se fier à une fiche produit, car un phénotype peut s’écarter du cut que l’on voit sur les photos de boutique. En France, les graines sont vendues comme objets de collection.
Existe-t-il une Peanut Butter Breath en CBD ? À notre connaissance, pas de version CBD stabilisée fidèle à cette génétique. Pour un profil terreux, herbacé et un peu boisé, on peut se tourner vers les fleurs de CBD, vendues à 0,3 % de THC maximum. Elles ne se comparent pas à la variété d’origine : la génétique et l’effet du THC n’y sont pas les mêmes.
Peanut Butter Breath et la famille Mendo Breath
La Peanut Butter Breath n’est pas la seule à porter le nom « Breath ». ThugPug Genetics a construit toute une série autour de la Mendo Breath F2, et chacune prend une direction différente.
| Variété | Parents | Dominance | Profil |
|---|---|---|---|
| Peanut Butter Breath | Do-Si-Dos × Mendo Breath F2 | Indica (60/40 à 70/30) | Cacahuète, noisette, terre, vanille |
| Meat Breath | Mendo Breath F2 × US Thin Mint GSC | Indica (70/30) | Terreux, viande fumée, diesel |
| Cactus Breath | Mendo Breath F2 × Cookies and Cream | Indica (60-70 %) | Terreux, épicé, végétal piquant |
| Mendo Breath | Mendo Montage × OG Kush Breath | Indica (70/30) | Pin, fuel, résine abondante |
En clair : la Peanut Butter Breath est la plus gourmande de la bande, celle qui s’éloigne le plus du fuel pur. La Meat Breath va chercher le côté charnu et fumé, la Cactus Breath l’épice et le végétal, la Mendo Breath reste la référence brute dont tout le monde est parti. Pour comprendre d’où vient la structure, c’est du côté de la Do-Si-Dos qu’il faut regarder. Et si l’on aime les cultivars californiens à la généalogie fouillée, notre classement des variétés Cali Weed regroupe les noms à connaître.
Questions fréquentes sur la Peanut Butter Breath
Quels sont les parents de la Peanut Butter Breath ?
C’est un croisement entre la Do-Si-Dos et la Mendo Breath F2, attribué à ThugPug Genetics. L’OG Kush Breath apparaît dans le pedigree des deux parents.
La Peanut Butter Breath est-elle indica ou sativa ?
C’est une variété à dominance Indica, de 60/40 à 70/30 selon les sources. Les consommateurs décrivent une entrée en matière assez légère, puis un effet surtout corporel.
Quel est le taux de THC de la Peanut Butter Breath ?
Entre 18 et 28 % selon les lots, avec une moyenne qui se situe souvent entre 22 et 26 %. Le CBD est inférieur à 1 %.
Quel goût a la Peanut Butter Breath ?
Un profil très rare dans le cannabis : cacahuète grillée et beurre noisette, terre, herbes, touche de vanille et fond de fuel. Le caryophyllène, le limonène et l’humulène sont les terpènes les plus cités.
Pourquoi la Peanut Butter Breath sent-elle la cacahuète ?
Le nez vient de la combinaison de terpènes terreux, boisés et épicés (caryophyllène, humulène, myrcène) avec la rondeur grasse héritée de la Do-Si-Dos. Le résultat dépend du lot et de la cure.
Peut-on acheter de la Peanut Butter Breath en France ?
La variété d’origine, riche en Δ9-THC, relève des stupéfiants et ne peut pas être vendue en France. Les fleurs de CBD, limitées à 0,3 % de THC, sont le cadre légal pour explorer des profils terreux et herbacés.

Pack Bio Français
Fleurs CBD bio cultivées en France, à 0,3 % de THC maximum, pour explorer des profils terreux et herbacés dans le cadre légal.
Contenu informatif. En France, le cannabis contenant du THC est un stupéfiant et sa culture est interdite aux particuliers ; les graines sont vendues comme objets de collection.


