Oui : à New York, un adulte de 21 ans ou plus peut acheter du cannabis légalement, touriste compris, sur simple présentation d’un passeport. Mais uniquement dans une boutique titulaire d’une licence de l’État, et en respectant des règles précises sur les quantités et les lieux de consommation. Tout le reste, à commencer par les nombreux smoke shops qui affichent une feuille verte en vitrine sans autorisation, relève du marché illégal.
Le cadre est posé par le Marihuana Regulation and Taxation Act (MRTA), signé le 31 mars 2021. La première boutique légale de l’État a ouvert ses portes à Manhattan le 29 décembre 2022, et le registre officiel de l’Office of Cannabis Management (OCM) recense aujourd’hui 292 dispensaires en activité dans les cinq arrondissements de la ville (données du 27 septembre 2026), dont 96 à Manhattan et 82 à Brooklyn.
Ce guide rassemble ce que dit la loi de l’État en 2026, la méthode pour reconnaître une boutique légale en dix secondes, 15 adresses dont la licence a été vérifiée une par une dans le registre de l’OCM, les règles d’achat et de consommation, les amendes, et ce que tu risques en quittant New York avec ce que tu y as acheté.
L’essentiel en 30 secondes
• Légal dès 21 ans dans l’État de New York depuis 2021, touristes compris, avec une pièce d’identité (le passeport pour un Français).
• Seules les boutiques sous licence de l’OCM peuvent vendre : elles affichent un QR code officiel à l’entrée.
• Limite : 3 onces (environ 85 g) de fleurs et 24 g de concentrés sur soi ; interdit de fumer dans les parcs, restaurants, voitures et partout où le tabac est interdit.
• Rien ne sort de l’État : le cannabis reste illégal au niveau fédéral (avions, Statue de la Liberté) et le rapporter en France est une importation de stupéfiants.
Que dit la loi à New York en 2026 ?
Le MRTA (chapitre 92 des lois de 2021 de l’État de New York) a légalisé le cannabis à usage adulte et créé deux institutions : l’Office of Cannabis Management (OCM), qui délivre les licences et contrôle le marché, et le Cannabis Control Board, qui adopte les règlements. Le programme médical, qui existait depuis 2014, a été rattaché à ce même office.
Pour un adulte de 21 ans ou plus, voici ce qui est permis :
- Posséder jusqu’à 3 onces de cannabis (environ 85 g) et 24 g de cannabis concentré (huiles, résines d’extraction, cartouches de vape) hors de chez soi ;
- conserver jusqu’à 5 livres (environ 2,3 kg) à son domicile ;
- cultiver chez soi jusqu’à 3 plants adultes et 3 plants jeunes par personne, avec un maximum de 6 + 6 par logement, possibilité réservée de fait aux résidents ;
- donner du cannabis à un autre adulte, sans aucune contrepartie.
Ce qui reste interdit : vendre sans licence, vendre ou donner à un moins de 21 ans, fumer là où le tabac est interdit, conduire sous l’influence du cannabis. Le « cadeau » avec achat (un t-shirt ou un autocollant hors de prix, l’herbe « offerte ») est une vente déguisée : l’OCM rappelle qu’il est illégal d’échanger ou d’« offrir » du cannabis contre quoi que ce soit.
Ce qui a bougé en 2026. Le 6 août 2026, la gouverneure Kathy Hochul a signé une loi (S.10113/A.11217) qui autorise les microentreprises et dispensaires sous licence à vendre lors d’événements agréés : marchés fermiers, marchés publics, boutiques éphémères. Au niveau fédéral, le ministère de la Justice a placé le 23 avril 2026 le cannabis médical vendu sous licence d’un État dans la catégorie III des stupéfiants, et une audience de la DEA sur un reclassement plus large était programmée à partir du 29 juin 2026 ; fin septembre 2026, aucune décision n’avait été publiée. Le cannabis récréatif, lui, reste illégal au regard du droit fédéral, et c’est ce qui explique la plupart des pièges décrits plus bas.
Pour situer New York parmi les autres États, notre carte de la légalisation du cannabis aux États-Unis fait le point État par État.
Boutique légale ou smoke shop illégal : comment faire la différence ?
C’est la première question à se poser en arrivant. Pendant la lente mise en place des licences, des milliers de boutiques sans autorisation ont ouvert dans les cinq arrondissements. Depuis le budget 2024-2025 de l’État, l’OCM et les autorités locales peuvent inspecter, saisir et fermer sous scellés ces commerces : la ville a lancé en mai 2024 l’opération Padlock to Protect, qui revendiquait près de 1 400 boutiques fermées en mai 2025, et l’OCM annonce de son côté près de 500 ordres de fermeture et 125 millions de dollars de produits saisis. Il en reste pourtant.
Trois vérifications suffisent :
- Le QR code officiel à l’entrée. Chaque boutique sous licence doit afficher près de sa porte le Dispensary Verification Tool, un panneau de l’OCM avec un QR code. En le scannant, tu arrives sur la liste officielle des dispensaires : le nom et l’adresse doivent y figurer.
- Le symbole de l’État sur chaque produit. Tout produit réglementé porte le symbole universel de l’État de New York, preuve qu’il a été analysé en laboratoire, ainsi qu’un QR code ou un lien vers son certificat d’analyse.
- Les signaux d’alerte. Vente dans une épicerie ou un smoke shop qui vend aussi des cigarettes, pas de contrôle d’identité, système de « carte de membre » ou de « cadeau » avec achat : ce n’est pas une boutique légale.
Pourquoi c’est important pour toi : un produit acheté hors du circuit légal n’a été ni testé ni étiqueté, et la vente elle-même est une infraction. Le club cité dans l’ancienne version de ce guide, Empire Cannabis Clubs, fonctionnait justement avec des adhésions et ne figure pas au registre des licences de l’OCM : nous l’avons retiré.
15 dispensaires sous licence à New York, quartier par quartier
Nous ne notons pas les boutiques et nous ne sommes liés à aucune d’entre elles. Nous avons retenu des adresses dont la licence est active et la boutique ouverte selon le registre de l’OCM au 27 septembre 2026, faciles d’accès pour un visiteur, et réparties dans plusieurs quartiers. La plupart sont des licences CAURD (Conditional Adult-Use Retail Dispensary), les premières accordées par l’État et réservées en priorité à des personnes condamnées par le passé pour des faits liés au cannabis, ou à des associations. Les horaires indiqués sont ceux déclarés à l’OCM ; ils peuvent changer, vérifie avant de te déplacer.
Downtown Manhattan : NoHo, Village, Lower East Side
Housing Works Cannabis Co. (750 Broadway, NoHo). C’est la toute première boutique légale de l’État : licence n° 1, ouverte le 29 décembre 2022, à deux pas d’Astor Place. Elle est exploitée par Housing Works, une association new-yorkaise connue pour son action contre le VIH et le sans-abrisme. Ouverte de 10 h à 20 h en semaine (21 h du jeudi au samedi), 11 h à 19 h le dimanche.
Union Square Travel Agency (835 Broadway, Union Square). Troisième boutique légale de la ville, ouverte le 13 février 2023, au coin de la 13e Rue. L’enseigne a depuis ouvert The Travel Agency SoHo (598 Broadway) et une adresse à Brooklyn. Ouverte de 9 h à 23 h, jusqu’à minuit le vendredi et le samedi.
Dazed (33 Union Square West). De l’autre côté de la place, ouverte en novembre 2023, avec des horaires parmi les plus larges du quartier : de 8 h à minuit, tous les jours.
Smacked (144 Bleecker Street, Greenwich Village). L’une des toutes premières licences CAURD attribuées par l’État, en plein Greenwich Village ; la boutique actuelle a ouvert en septembre 2023.
Gotham (3 East 3rd Street, Bowery). Ouverte en mai 2023 à l’angle du Bowery, entre NoHo et l’East Village. L’enseigne compte aussi Gotham Chelsea (146 10th Avenue, près de la High Line) et Gotham Williamsburg (300 Kent Avenue, à Brooklyn).
Conbud (85 Delancey Street, Lower East Side). Ouverte en octobre 2023 sur l’axe qui mène au pont de Williamsburg, avec une seconde boutique dans le Bronx.
Midtown et Upper West Side
Verdi (158 West 23rd Street, Chelsea). Ouverte en janvier 2024 entre la 6e et la 7e Avenue ; une autre boutique sous la même enseigne, Verdi Park Slope, se trouve à Brooklyn (360 7th Avenue).
Stoops NYC (182 5th Avenue, Flatiron). Sur la Cinquième Avenue, à quelques pas du Flatiron Building et de Madison Square Park. Ouverte en juin 2024.
NICKLZ (797 8th Avenue, Hell’s Kitchen). L’adresse la plus proche de Times Square et des théâtres de Broadway parmi celles que nous avons vérifiées. Ouverte en juin 2024, de 8 h à minuit en semaine.
The Flowery (2465 Broadway, Upper West Side). Enseigne présente à plusieurs adresses sous licence à Manhattan (dont 101 East 10th Street dans l’East Village, 70 Canal Street et 112 Christopher Street dans le West Village) et à Staten Island. Celle de l’Upper West Side a ouvert en janvier 2025.
Brooklyn
Matawana (533 5th Avenue, Park Slope). Ouverte en février 2024 sur la 5e Avenue de Brooklyn, entre Park Slope et Gowanus.
The Travel Agency Downtown Brooklyn (118 Flatbush Avenue). À deux pas du Barclays Center, ouverte en février 2024, de 9 h à minuit (23 h le dimanche).
Queens et Bronx
Terp Bros (36-10 Ditmars Boulevard, Astoria). Ouverte en octobre 2023, c’est la plus ancienne boutique légale du Queens encore en activité selon le registre de l’OCM.
Trends (27-21 44th Drive, Long Island City). Juste de l’autre côté de l’East River, face à Midtown, ouverte en mars 2024.
Conbud Bronx (2412 3rd Avenue, Mott Haven). Dans le sud du Bronx, ouverte en avril 2024.
| Dispensaire | Adresse | Quartier | Ouvert depuis | Livraison déclarée |
|---|---|---|---|---|
| Housing Works Cannabis Co. | 750 Broadway | NoHo, Manhattan | Déc. 2022 | Oui |
| Union Square Travel Agency | 835 Broadway | Union Square | Fév. 2023 | Oui |
| Dazed | 33 Union Square W | Union Square | Nov. 2023 | Oui |
| Smacked | 144 Bleecker St | Greenwich Village | Sept. 2023 | Non |
| Gotham | 3 E 3rd St | Bowery | Mai 2023 | Oui |
| Conbud | 85 Delancey St | Lower East Side | Oct. 2023 | Oui |
| Verdi | 158 W 23rd St | Chelsea | Janv. 2024 | Oui |
| Stoops NYC | 182 5th Ave | Flatiron | Juin 2024 | Oui |
| NICKLZ | 797 8th Ave | Hell’s Kitchen / Times Square | Juin 2024 | Oui |
| The Flowery | 2465 Broadway | Upper West Side | Janv. 2025 | Oui |
| Matawana | 533 5th Ave | Park Slope, Brooklyn | Fév. 2024 | Oui |
| The Travel Agency Downtown Brooklyn | 118 Flatbush Ave | Downtown Brooklyn | Fév. 2024 | Oui |
| Terp Bros | 36-10 Ditmars Blvd | Astoria, Queens | Oct. 2023 | Non |
| Trends | 27-21 44th Dr | Long Island City, Queens | Mars 2024 | Oui |
| Conbud Bronx | 2412 3rd Ave | Mott Haven, Bronx | Avr. 2024 | Non |
Source : registre « Current OCM Licenses » de l’État de New York, mis à jour le 27 septembre 2026. Une licence peut être suspendue ou une boutique fermer : le QR code à l’entrée reste la seule vérification qui compte le jour de ta visite.
Acheter sur place : pièce d’identité, taxes, quantités
La pièce d’identité est contrôlée à chaque passage, souvent dès l’entrée. Pour un visiteur français, c’est le passeport : la liste officielle de l’OCM mentionne le passeport étranger, pas la carte d’identité française. La résidence à New York n’est pas exigée. Sans document, pas d’achat, même si tu as visiblement plus de 21 ans.
Les prix affichés ne sont pas toujours taxes comprises. L’État prélève une taxe de 9 % sur le prix de vente au détail, à laquelle s’ajoute une taxe locale de 4 %, soit 13 % pour ces deux taxes. Côté paiement, beaucoup de boutiques privilégient les espèces ou la carte de débit, les banques restant prudentes avec un produit toujours interdit au niveau fédéral : renseigne-toi avant de passer en caisse.
Les quantités sont plafonnées. Inutile d’acheter au-delà des limites de possession, soit 3 onces de fleurs et 24 g de concentrés : tu serais en infraction dès la sortie de la boutique. Le vocabulaire des menus est anglais : flower (fleurs), pre-roll (joint prêt à l’emploi), edibles (produits à manger ou à boire), vape (cartouches), concentrates (extraits).
Les produits légaux sont souvent très dosés en THC. Chaque emballage indique la teneur en THC ; pour les produits à manger, l’effet peut n’apparaître qu’au bout d’une à deux heures, ce qui expose à des surdosages. Si tu veux comprendre ce qu’est le THC et ses risques, notre article THC : définition, effets, risques et légalité fait le point.
Les dispensaires médicaux sont un autre circuit. Les enseignes du programme médical (Be., Curaleaf, Fluent, Verilife…) sont réservées aux patients certifiés et inscrits auprès de l’État, sauf lorsqu’elles disposent aussi d’une licence récréative. Un touriste n’a donc aucune raison d’y chercher une « ordonnance ».
Où consommer, et les amendes en cas d’infraction
C’est là que la plupart des visiteurs se trompent. La loi autorise en principe à fumer du cannabis là où le tabac est permis, mais la ville de New York interdit de fumer dans une longue liste de lieux. D’après le service de santé de la ville, il est interdit de fumer ou vapoter du cannabis :
- dans un véhicule, même garé ;
- dans les parcs, Central Park compris ;
- dans les restaurants, bars, lieux d’événements et tout commerce, y compris les dispensaires eux-mêmes ;
- dans l’enceinte des écoles, où même l’ingestion est interdite ;
- dans le métro, où le règlement de la MTA interdit de fumer.
Reste la rue et le domicile privé. À l’hôtel, c’est le règlement de l’établissement qui s’applique : la plupart des hôtels sont entièrement non-fumeurs. Quant aux salons de consommation (lounges), la loi les prévoit, mais l’OCM n’a pas encore ouvert les candidatures pour ce type de licence et aucun salon ne figure au registre officiel en septembre 2026 : méfie-toi des lieux qui se présentent comme tels.
| Situation (adulte de 21 ans ou plus) | Qualification | Sanction prévue |
|---|---|---|
| Jusqu’à 3 onces (85 g) et 24 g de concentré | Légal | Aucune |
| Fumer ou vapoter dans un lieu interdit | Infraction civile (Penal Law 222.10) | Jusqu’à 25 $ ou 20 heures de travail d’intérêt général |
| Plus de 3 onces ou plus de 24 g de concentré | Contravention (violation, 222.25) | Jusqu’à 125 $ |
| Plus de 16 onces (454 g) ou plus de 5 onces (142 g) de concentré | Délit (class A misdemeanor, 222.30) | Jusqu’à 364 jours de prison |
| Plus de 5 livres (2,3 kg) ou plus de 2 livres de concentré | Crime (class E felony, 222.35) | Jusqu’à 4 ans de prison |
| Vendre sans licence | Contravention au minimum (222.45), plus grave selon les quantités ou si l’acheteur est mineur | Jusqu’à 250 $ pour la forme la plus simple, davantage au-delà |
| Conduire sous l’influence du cannabis | Délit routier (conduite sous l’emprise de drogues) | Amende, suspension du permis, prison possible |
Les moins de 21 ans ne peuvent ni acheter, ni posséder, ni consommer, quelle que soit la quantité.
Ce que risque un touriste : les pièges fédéraux
Acheter et posséder dans les limites légales ne t’expose à rien à New York. Les ennuis commencent dès que tu entres dans un espace qui relève de l’État fédéral, où le cannabis récréatif reste un stupéfiant interdit.
- La Statue de la Liberté et Ellis Island sont des terrains fédéraux gérés par le service des parcs nationaux. Le règlement du site est clair : le cannabis, stupéfiant de catégorie I au regard du droit fédéral, est interdit d’entrée sur le site, et le contrôle de sécurité avant l’embarquement ressemble à celui d’un aéroport.
- Les aéroports et les avions : la TSA, qui contrôle les passagers, ne recherche pas les drogues mais transmet à la police toute substance illégale découverte. Un vol, même intérieur, relève du droit fédéral.
- Passer dans un autre État avec du cannabis, même vers le New Jersey voisin où il est aussi légal, reste un transport interdit par le droit fédéral.
- Rentrer en France avec du cannabis, même une petite quantité, c’est une importation de stupéfiants : le code pénal la punit de 10 ans de prison et 7,5 millions d’euros d’amende, sans parler des poursuites douanières. Le fait que l’achat ait été légal à New York ne compte pas.
Pour les produits légaux en France, les règles de transport en avion sont détaillées dans notre guide voyager avec du CBD en avion. Et si tu as consommé à New York, garde en tête qu’un test salivaire peut rester positif plusieurs heures, voire plusieurs jours, après ton retour : notre article sur la durée de détection du THC t’aidera à ne pas reprendre le volant trop tôt.
Et le CBD ?
À New York, les produits au CBD issus du chanvre (huiles, cosmétiques, boissons, gélules) relèvent aussi de l’OCM, qui délivre des licences spécifiques aux transformateurs et aux revendeurs, avec des obligations d’analyse et d’étiquetage. Le cadre fédéral est en train de changer : une loi signée le 12 novembre 2025 resserre la définition du chanvre et exclut les produits de consommation contenant plus de 0,4 mg de THC total par contenant. Ces règles doivent s’appliquer fin 2026 : l’échéance initiale du 12 novembre 2026 a fait l’objet d’un report de quelques semaines annoncé en septembre, et le calendrier peut encore évoluer. Beaucoup de produits « full spectrum » vendus aujourd’hui aux États-Unis pourraient ne plus être du chanvre légal au sens fédéral.
Ne compte pas pour autant rapporter du CBD américain en France : sa teneur en THC n’est pas forcément conforme au droit français. En France, le CBD est légal si le produit contient 0,3 % de THC maximum (arrêté du 30 décembre 2021) et les fleurs sont autorisées à la vente depuis la décision du Conseil d’État du 29 décembre 2022. Tous les détails, y compris sur les molécules interdites comme le HHC, sont dans notre guide de la loi sur le CBD en France.

Gorilla Glue
Génétique américaine cultivée en France en agriculture biologique, 0,3 % de THC maximum, légale en France.
New York ou France : ce qui change
| État de New York | France | |
|---|---|---|
| Cannabis récréatif | Légal dès 21 ans (MRTA, 2021) | Interdit (stupéfiant) |
| Où l’acheter | Boutiques sous licence de l’OCM uniquement | Nulle part légalement |
| Quantité autorisée | 3 onces (85 g) et 24 g de concentré sur soi | Aucune |
| Consommer dans la rue | Autorisé là où le tabac est permis ; jusqu’à 25 $ ailleurs | Amende forfaitaire de 500 € pour usage |
| Culture à domicile | 3 + 3 plants par adulte, 6 + 6 par logement | Interdite |
| CBD | Produits du chanvre sous licence OCM, règles fédérales qui se durcissent fin 2026 | Légal à 0,3 % de THC maximum, fleurs comprises |
| Transport | Interdit hors de l’État et en avion (droit fédéral) | Importation de stupéfiants : jusqu’à 10 ans de prison |
Si tu prépares un road trip sur la côte Ouest, nos guides des dispensaires de San Francisco et de Santa Barbara suivent la même méthode. Et pour comparer avec l’Europe, notre guide des coffee shops d’Amsterdam explique un modèle très différent, fondé sur la tolérance et non sur la légalisation.
Questions fréquentes
Un touriste français peut-il acheter du cannabis à New York ?
Oui, s’il a 21 ans ou plus et présente une pièce d’identité valide, en pratique son passeport. L’achat n’est légal que dans un dispensaire sous licence de l’OCM.
Comment savoir si un dispensaire de New York est légal ?
Cherche le panneau officiel avec QR code (Dispensary Verification Tool) près de l’entrée et scanne-le : la boutique doit figurer sur la liste de l’OCM. Les produits légaux portent le symbole de l’État.
Peut-on fumer du cannabis dans la rue à New York ?
C’est permis là où fumer du tabac l’est, mais interdit dans les parcs, les restaurants, les bars, les voitures et les transports. L’amende peut aller jusqu’à 25 $.
Peut-on rapporter du cannabis de New York en France ?
Non. Le transport en avion est interdit par le droit fédéral américain, et l’entrée en France constitue une importation de stupéfiants, punie de 10 ans de prison.
Le mot de la fin
New York a fait le choix d’un marché légal très encadré : des boutiques sous licence, des produits testés, des règles claires sur l’âge et les quantités. Le guide tient en trois réflexes : vérifier le QR code, garder son passeport sur soi, ne rien emporter en quittant l’État. Et au retour, c’est le droit français qui s’applique, sans exception.

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Fleurs et hash CBD 100 % français, issus de l'agriculture biologique, 0,3 % de THC maximum : légaux en France.
Cet article a une visée informative et ne constitue pas un conseil juridique. Informations vérifiées en septembre 2026 ; les lois évoluent, vérifie-les avant chaque départ.


