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Charlotte's Web

Charlotte’s Web : lignée, parents et effets

Il est rare qu’une variété de cannabis fasse l’objet d’un documentaire sur CNN et d’un article en Une du New York Times. La Charlotte’s Web est de celles-là. Développée dans le Colorado au tournant des années 2010 par six frères — les Stanley Brothers —, elle est entrée dans l’histoire du cannabis non pas pour sa puissance mais pour une anomalie génétique volontairement sélectionnée : un taux de CBD situé entre 15 et 20 % pour un THC maintenu sous les 0,3 %. Un ratio inédit à l’époque, à peu près équivalent à celui d’un chanvre industriel européen, mais exprimé par une plante au port, à la floraison et à la résinosité d’une variété de cannabis classique.

Son nom vient d’une petite fille, Charlotte Figi, née dans le Colorado en 2006 et décédée en 2020. Son histoire, largement couverte par la presse américaine et francophone à partir de 2013, a durablement associé la variété au mouvement de reconnaissance du CBD comme molécule distincte du THC. La Charlotte’s Web est aujourd’hui un symbole plus qu’un best-seller commercial : la génétique a essaimé dans plusieurs breeders américains et européens, et la lignée est devenue un repère historique pour toute la famille des variétés CBD-dominantes.

Mise à jour en octobre 2026, cette fiche détaille la lignée de la Charlotte’s Web, le travail des Stanley Brothers, le contexte historique qui a donné son nom à la variété, son profil terpénique, les effets rapportés par les consommateurs, les données de culture publiées par les breeders et son statut légal en France.

L’essentiel en 30 secondes
• Hybride à dominance Sativa (environ 60/40), développée au Colorado par les Stanley Brothers à partir de 2011.
• Variété CBD-dominante extrême : 15 à 20 % de CBD, moins de 0,3 % de THC, ratio moyen autour de 50:1 à 80:1.
• Terpènes dominants : myrcène, α-pinène, bisabolol, β-caryophyllène.
• Floraison 8 à 9 semaines, rendement indoor 350 à 450 g/m².
• Variété CBD-dominante : les effets rapportés par les consommateurs ne relèvent d’aucune allégation thérapeutique et le contexte historique lié à Charlotte Figi est cité à titre documentaire.

Fiche technique de la Charlotte’s Web

Critère Valeur
Nom Charlotte’s Web (anciennement surnommée Hippie’s Disappointment)
Sélectionneur Stanley Brothers (Colorado Springs, Colorado), à partir de 2011
Lignée Croisement stabilisé entre une génétique de cannabis riche en CBD et un chanvre industriel ; parents exacts non publiés
Dominance Hybride à dominance Sativa (environ 60/40)
THC Inférieur à 0,3 %
CBD 15 à 20 %, parfois mesuré jusqu’à 22 % sur certains lots
Ratio CBD:THC Environ 50:1 à 80:1, parmi les plus élevés documentés
Floraison indoor 8 à 9 semaines
Récolte outdoor Début à mi-octobre (hémisphère nord)
Hauteur 120 à 180 cm en pleine terre, parfois plus en climat tempéré-chaud
Rendement indoor 350 à 450 g/m²
Rendement outdoor 400 à 600 g par plant en conditions favorables
Profil aromatique Terreux, boisé, pin, nuances florales et épicées
Terpènes dominants Myrcène, α-pinène, bisabolol, β-caryophyllène
Statut historique Variété de référence du mouvement CBD aux États-Unis à partir de 2013 (relais presse CNN, NYT)

Lignée de la Charlotte’s Web : du chanvre industriel au cannabis à CBD

La Charlotte’s Web occupe une place particulière dans l’arbre généalogique du cannabis : c’est l’une des rares variétés largement diffusées dont les parents exacts n’ont jamais été rendus publics. Les Stanley Brothers ont évoqué, dans la presse américaine entre 2013 et 2015, un travail de sélection à partir d’une génétique de cannabis riche en CBD croisée avec un chanvre industriel, dans le but d’obtenir une plante dont le THC resterait sous le seuil fédéral américain hérité du Farm Bill, durci à 0,3 % en 2018.

Ce choix n’est pas anodin. Jusqu’au début des années 2010, les variétés CBD-dominantes largement diffusées — Cannatonic, ACDC, Harlequin — conservent toujours un taux de THC compris entre 1 et 7 %. En stabilisant une lignée à moins de 0,3 % de THC, les Stanley Brothers obtiennent une variété qui, techniquement, relève du chanvre et non du cannabis au sens juridique américain — particularité qui expliquera, quelques années plus tard, sa distribution dans un grand nombre d’États où le THC reste strictement interdit.

Génétiquement, la plante conserve pourtant la morphologie et le profil terpénique d’une variété de cannabis classique. Port intermédiaire, légère dominance Sativa, fleurs denses d’un vert forêt profond piquées de pistils orange vif, couche de trichomes fine mais présente, chargée en CBD plutôt qu’en THC. Les cultivateurs qui ont pu travailler la génétique en clone décrivent une plante à l’allongement modéré en floraison, assez proche d’une Sativa à floraison courte.

Stanley Brothers et Realm of Caring, les origines coloradaines

Les six frères Stanley — Josh, Joel, Jesse, Jon, Jordan et Jared — commencent leur travail sur les variétés riches en CBD à Colorado Springs à partir de 2008-2009, dans la foulée de la légalisation du medical marijuana dans l’État. Le ratio recherché est inverse de celui du marché commercial de l’époque : plus de CBD, moins de THC. Les premières années de sélection donnent une plante presque dépourvue d’effet psychoactif, surnommée en interne Hippie’s Disappointment — « la déception du hippie » —, moquerie assumée pour une variété sans effet psychoactif, que personne, dans le marché récréatif coloradain, ne voulait acheter.

En 2011, la lignée est stabilisée ; elle sera rebaptisée Charlotte’s Web en 2012, après la rencontre entre les frères Stanley et la famille Figi. En 2012-2013, les Stanley Brothers créent l’organisation à but non lucratif Realm of Caring, qui structure l’accès à la variété pour les familles enregistrées dans le programme medical marijuana du Colorado. La couverture médiatique explose à l’été 2013 avec un documentaire du Dr Sanjay Gupta sur CNN et un dossier du New York Times, qui installent durablement la variété dans le paysage américain du débat sur le CBD. En 2014, les frères lancent la marque commerciale Charlotte’s Web Hemp, aujourd’hui une entreprise cotée en bourse à Toronto, spécialisée dans les extraits de chanvre riches en CBD.

Le nom de la variété : le contexte historique Charlotte Figi

Charlotte Figi, née en 2006 à Colorado Springs, est la petite fille qui a donné son prénom à la variété. L’histoire est largement documentée par la presse américaine entre 2013 et 2020, puis reprise dans la presse francophone (Le Monde, Libération, France Culture). Charlotte Figi est associée au débat public américain sur le CBD à partir du documentaire Weed diffusé sur CNN en août 2013. Elle est décédée en avril 2020 des complications d’une infection respiratoire, à l’âge de treize ans.

Précisions importantes. Jungle Kush cite ce contexte historique à titre strictement documentaire. L’histoire de Charlotte Figi est connue du public et explique l’origine du nom de la variété ; elle ne constitue en aucun cas une allégation thérapeutique, une indication d’usage, ni la description d’un bénéfice promis par la consommation de la Charlotte’s Web. Le CBD n’est pas un médicament et aucune revendication clinique n’est faite ici. Les publics vulnérables — mineurs, grossesse, allaitement, antécédents cardiaques ou psychiatriques — restent concernés par les mises en garde classiques du Haut Conseil de la santé publique relatives aux produits du cannabis et aux produits contenant du CBD. En France, l’usage médical du cannabis reste encadré par l’expérimentation nationale ouverte par la Direction générale de la santé et poursuivie en généralisation depuis 2024, dans un cadre strictement hospitalier et sur prescription.

Profil aromatique et terpènes de la Charlotte’s Web

Comme la plupart des variétés CBD-dominantes extrêmes, la Charlotte’s Web affiche un profil aromatique plus discret que les hybrides THC-dominants modernes : moins de résine, terpènes volatils en concentrations plus modestes. Les consommateurs décrivent une signature rustique et végétale, loin des registres candy ou dessert qui dominent les catalogues depuis 2015. Les notes dominantes relevées par les laboratoires qui ont analysé la génétique :

Terpène Arôme caractéristique
Myrcène Terreux, musc, note herbacée profonde
α-Pinène Pin, aiguilles de sapin, forêt humide
Bisabolol Camomille, note florale douce, miel léger
β-Caryophyllène Poivre noir, bois, clou de girofle

Les analyses publiées par les laboratoires américains SC Labs et ProVerde à partir de 2015 convergent sur une dominance myrcène / pinène, avec une présence remarquée du bisabolol, terpène peu représenté ailleurs dans le catalogue cannabis. Il est responsable des légères notes florales rappelant la camomille, qui adoucissent la base boisée et terreuse. En bouche, la Charlotte’s Web présente une tirée fraîche, un peu résineuse, avec un retour végétal en fin de palette — un profil qui renvoie plus à la botanique forestière qu’au registre fruité des hybrides contemporains.

Effets de la Charlotte’s Web rapportés par les consommateurs

Compte tenu du ratio cannabinoïde — CBD massif et THC résiduel sous les 0,3 % —, les retours publiés sur Leafly, SeedFinder et dans la presse spécialisée américaine convergent sur un même constat : les consommateurs rapportent une absence d’effet psychoactif. Les mots qui reviennent le plus souvent sont détente légère, clarté mentale, absence de somnolence, sensation de posé. Aucun des effets associés aux variétés THC-dominantes — montée cérébrale, altération marquée des perceptions, euphorie — n’est rapporté comme caractéristique de la Charlotte’s Web.

À un ratio supérieur à 50:1 en faveur du CBD, l’activation des récepteurs CB1 par le peu de THC présent est négligeable. Les études citées par le National Institute on Drug Abuse et par la Hadassah Medical School indiquent qu’au-delà d’un ratio de 1:10, les effets psychoactifs du THC sont nettement atténués par le CBD présent dans le même produit ; à 50:1 ou 80:1, le THC résiduel ne produit plus d’effet mesurable.

Précisions importantes. Jungle Kush ne formule aucune allégation thérapeutique à propos de la Charlotte’s Web. Les effets décrits ci-dessus sont ceux rapportés par les consommateurs sur des bases de données publiques et dans la presse spécialisée ; ils ne constituent ni un conseil médical, ni une indication, ni la description d’un bénéfice promis par la consommation. La Charlotte’s Web n’est pas un médicament. Son usage ne remplace aucun avis médical.

Culture de la Charlotte’s Web en intérieur et en extérieur

À titre strictement informatif, les cultivateurs qui ont travaillé la génétique Charlotte’s Web la classent dans un niveau de culture intermédiaire. La plante hérite d’une partie de la rusticité du chanvre industriel qui compose sa lignée : résistance correcte aux parasites, tolérance aux variations de température, port vigoureux. Floraison plus courte que celle des Sativas pures de type Haze — 8 à 9 semaines contre 10 à 12.

En intérieur, elle se tient entre 120 et 160 cm en fin de floraison. Elle apprécie un apport nutritionnel orienté sur les matières organiques et répond bien au LST (Low Stress Training). Rendement rapporté autour de 350 à 450 g/m² sur sélection soignée. La densité des buds en fin de cycle impose une bonne circulation d’air pour prévenir la Botrytis. En extérieur, la plante exprime pleinement sa vigueur héritée du chanvre : elle préfère les climats tempérés à chauds, peut dépasser 180 cm en pleine terre, et donne 500 à 600 g par plant en plein soleil. Récolte début à mi-octobre dans l’hémisphère nord.

Rappel légal. Les données ci-dessus sont purement informatives. Même si la Charlotte’s Web d’origine affiche un THC théoriquement inférieur au seuil réglementaire français de 0,3 %, sa culture par un particulier reste interdite en France : seuls les cultivateurs enregistrés et autorisés dans la filière chanvre industriel peuvent travailler des variétés inscrites au catalogue officiel européen des semences, et la Charlotte’s Web n’en fait pas partie (arrêté du 30 décembre 2021, articles L. 3421-1 et suivants du code de la santé publique).

La famille des variétés CBD-dominantes : ACDC, Cannatonic et Harlequin

La Charlotte’s Web n’est pas seule sur son créneau. Au début des années 2010, plusieurs variétés émergent comme références des ratios CBD élevés sur le marché nord-américain. Chacune a sa propre histoire et sa propre place dans le spectre.

  • Cannatonic. La matriarche espagnole, stabilisée en 2008 par Resin Seeds à Barcelone. Hybride à ratio généralement 1:1 CBD:THC. Lignée : MK Ultra × G13 Haze. Elle est à l’origine de nombreuses sélections CBD-dominantes des années 2010, dont l’ACDC.
  • ACDC. Phénotype extrême de la Cannatonic, isolé à Denver par MMJ America au début des années 2010. Ratio moyen 1:20, soit un CBD autour de 15-20 % pour 1 à 6 % de THC. Deux fois récompensée à la High Times Cannabis Cup SoCal en 2013 et 2014. Plus proche de la Charlotte’s Web sur le ratio, mais lignée distincte.
  • Harlequin. Hybride Sativa dominant à ratio généralement 5:2 CBD:THC. Lignée (Colombian Gold × Thai × Swiss Sativa × Nepali Indica) sans lien génétique avec la Cannatonic ; construite indépendamment à partir de landraces par des cultivateurs californiens.

La Charlotte’s Web se distingue de ces trois cousines par un seul chiffre : son taux de THC. Là où l’ACDC et la Cannatonic contiennent toujours une part de THC qui les fait relever du régime des stupéfiants en France, la Charlotte’s Web d’origine descend sous le seuil réglementaire. Pour explorer des alternatives légales en France au profil CBD-dominant, voir la catégorie fleurs CBD : des sélections cultivées en respectant le seuil réglementaire français, avec des taux de CBD élevés et un profil aromatique parfois voisin.

Statut légal en France

Même avec un taux de THC inférieur à 0,3 %, la Charlotte’s Web n’est pas directement commercialisable en France sous ce nom en tant que fleur de cannabis destinée à l’inhalation : seules les variétés inscrites au catalogue officiel européen des semences peuvent être cultivées à des fins commerciales, et la Charlotte’s Web n’y figure pas. Le seuil de 0,3 % de THC total équivalent défini par l’arrêté du 30 décembre 2021 — confirmé par la décision du Conseil d’État du 29 décembre 2022, n° 444887 — s’applique à toutes les fleurs et résines commercialisées. L’usage, la détention et la culture d’une variété non inscrite restent interdits aux particuliers. Les graines, qui ne contiennent pas de THC, sont vendues en Europe comme objets de collection. Pour aller plus loin, voir notre fiche Delta-9-THC : effets, usage et légalité.

Questions fréquentes sur la Charlotte’s Web

Quels sont les parents de la Charlotte’s Web ?

Les Stanley Brothers n’ont jamais publié les parents exacts de la variété. Ils ont décrit, dans la presse américaine entre 2013 et 2015, un croisement entre une génétique de cannabis riche en CBD et une variété de chanvre industriel, sans nommer les lignées. Les parents précis restent donc à ce jour non documentés.

Quel est le taux de THC de la Charlotte’s Web ?

La Charlotte’s Web est stabilisée à moins de 0,3 % de THC, pour un taux de CBD compris entre 15 et 20 %. C’est l’une des variétés aux ratios CBD:THC les plus élevés jamais sélectionnée dans le marché cannabis, autour de 50:1 à 80:1 selon les lots.

Pourquoi la variété s’appelle-t-elle Charlotte’s Web ?

La variété a été renommée en 2012 d’après Charlotte Figi, une petite fille née dans le Colorado en 2006 et décédée en 2020, dont l’histoire a été largement couverte par la presse américaine à partir de 2013 (CNN, New York Times). Son histoire est citée ici à titre documentaire ; Jungle Kush ne formule aucune allégation thérapeutique.

La Charlotte’s Web est-elle légale en France ?

La variété affiche un taux de THC inférieur au seuil réglementaire français (0,3 %), mais elle n’est pas inscrite au catalogue officiel européen des semences. Elle ne peut donc pas être cultivée à des fins commerciales en France. Sa culture par un particulier reste interdite, comme pour toute variété de cannabis non autorisée. Les graines sont vendues en Europe comme objets de collection.

Fait-elle planer ?

Non. Avec un taux de THC inférieur à 0,3 % et un ratio CBD:THC supérieur à 50:1, la Charlotte’s Web ne produit pas d’effet psychoactif marqué. Les consommateurs décrivent une sensation de calme et de clarté mentale, sans altération des perceptions. C’est précisément pour cette caractéristique que les Stanley Brothers l’ont sélectionnée.

Quelle différence avec l’ACDC ou la Cannatonic ?

La Cannatonic affiche un ratio 1:1 et conserve 6 à 17 % de THC ; l’ACDC pousse ce ratio à 1:20 mais garde 1 à 6 % de THC. La Charlotte’s Web va plus loin encore : un THC sous les 0,3 %, soit un ratio supérieur à 50:1. C’est la seule des trois qui tombe, en théorie, sous le seuil réglementaire français.

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Une sélection française à taux de CBD élevé, cultivée en bio et conforme au seuil de 0,3 % de THC. Une alternative légale au profil Charlotte's Web.

Découvrirdès 3,00 €/g palier 50 g

Contenu informatif. En France, le cannabis contenant du THC est un stupéfiant et sa culture est interdite aux particuliers ; les graines sont vendues comme objets de collection. Jungle Kush ne formule aucune allégation thérapeutique. L’histoire de Charlotte Figi est citée à titre strictement documentaire.

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